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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2501003

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2501003

mardi 8 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2501003
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de l'exclusion temporaire de son fils du lycée Malherbe. Le juge a estimé que la requête ne justifiait pas de l'urgence nécessaire, en application des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 avril 2025, Mme A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 2 avril 2025 par laquelle le proviseur du lycée Malherbe a exclu son fils de l'établissement pour la période comprise entre le 3 avril 2025 et le 10 avril 2025 ;

2°) d'enjoindre au lycée Malherbe de maintenir la scolarité de son fils et de rattraper tout retard dû à la décision attaquée.

Mme B soutient que les griefs retenus à l'encontre de son fils ne sont pas établis.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Caen a désigné M. Marchand, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de son article R. 522-1 : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. En l'espèce, la requête de Mme B ne contient l'exposé d'aucun élément de nature à justifier de l'urgence des mesures qu'elle sollicite, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 522-1 du code de justice administrative.

3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Caen, le 8 avril 2025.

Le juge des référés,

Signé

A. Marchand

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

D. Dubost

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