Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... C... qui demandait la condamnation de la commune de Sées au remboursement d’une indemnité pour maniement de fonds. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n’a pas complété son recours dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur les dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 août 2025, M. B... C... doit être regardé comme demandant la condamnation de la commune de Sées au remboursement de l’indemnité pour maniement de fonds auquel il estime avoir droit au titre des années 2012, 2013, 2016 et 2017.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunaux administratifs (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».
M. B... C... n’assortit sa requête d’aucune conclusion et d’aucun moyen, et ce en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 14 août 2025 par lettre recommandée avec avis de réception signé le 19 août 2025. Ainsi, la requête de M. C... ne satisfait pas aux conditions de recevabilité prévues par les dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative citées au point 2. Elle est donc manifestement irrecevable et ne peut, par suite, qu’être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C....
Fait à Caen, le 15 janvier 2026.
La présidente de la 2ème chambre
Signé
Th. Renault
La République mande et ordonne au préfet de l’Orne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
M. A...