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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2502832

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2502832

jeudi 30 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2502832
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantWAHAB

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. Le préfet du Calvados a justifié avoir remis le document sollicité à l'intéressé le 25 septembre 2025. En conséquence, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande de frais de justice a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 septembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Wahab, demande au juge des référés :
1°) d’ordonner au préfet du Calvados, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui renouveler son autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il s’est vu opposer un refus de renouvellement de sa carte de résident par un arrêté du 3 juin 2024 sur le fondement de l’article L. 432-3, 1° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui lui ouvre droit au bénéfice d’une autorisation provisoire de séjour ;
- il était titulaire d’une autorisation provisoire de séjour de six mois valable jusqu’au 13 décembre 2024, qui n’a pas été renouvelée malgré ses relances auprès de la préfecture ;
- cette situation compromet son emploi en tant que technicien fibre optique, un poste qu’il occupe en contrat à durée indéterminée depuis le 11 décembre 2023 ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors qu’elle lui permet de justifier de la régularité de son séjour sur le territoire français et de garantir la continuité de son emploi ;
- la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour ne fait aucunement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2025, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B..., qui a été convoqué le 25 septembre 2025 aux fins de remise de l’autorisation provisoire de séjour demandée.
La présidente du tribunal a désigné Mme Thérèse Renault, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Saisi sur ce fondement d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

2. Il n’est pas contesté par M. B..., à qui le mémoire en défense du préfet du Calvados a été communiqué, que l’autorisation provisoire de séjour demandée lui a bien été remise lors du rendez-vous du 25 septembre 2025 auquel il a été convoqué. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte présentées par M. B... sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.

Sur les frais liés à l’instance :

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à la demande de M. B... tendant au versement d’une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.



O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. B... sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Calvados.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2025.


La juge des référés,


Signé


Th. RENAULT

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef


D. Dubost


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