Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l’Agence nationale des titres sécurisés d’enregistrer un changement de propriétaire de son véhicule. Le requérant n’a produit aucun justificatif pour étayer ses allégations et sa seconde demande avait été faite au nom d’une société. Le juge a estimé que la requête ne contenait que des moyens assortis de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler une décision par laquelle l’Agence nationale des titres sécurisés a rejeté sa demande d’enregistrement d’un changement de propriétaire de son ancien véhicule.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
2. Le requérant soutient qu’il a déclaré le changement de propriétaire de son véhicule au profit de son frère au début de l’année 2025, que cette vente ne s’est pas réalisée et que le véhicule a finalement été cédé le 21 mars 2025 à un tiers. Toutefois, si le requérant soutient que sa première demande de changement de propriétaire a été annulée, il ne produit aucun justificatif à l’appui de son allégation. En outre, il ressort des pièces du dossier que la seconde demande a été faite au nom de la SARL Rappalou et non à celui du requérant. Par suite, la requête de M. B... ne contient que des moyens assortis de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien. Dès lors, la requête doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Caen, le 22 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
F. CHEYLAN
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Legrand