LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2200269

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2200269

mardi 28 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2200269
TypeDécision
RecoursInterprétation
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantREMITI- LEANDRI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 8 mars 2022, le 23 août 2023, le 2 mai 2024 et le 10 janvier 2025, Mme B C épouse A, représentée par Me Remiti-Leandri, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 21 décembre 2021 par lequel le président du conseil exécutif de Corse a fixé son régime indemnitaire ;

2°) d'enjoindre au président du conseil exécutif de Corse de lui accorder l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) correspondant aux postes de chef de service ou de directrice adjointe, classés au minimum en A3M2 ;

3°) de mettre à la charge de la collectivité de Corse la somme de 6 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- sa requête est recevable en ce qu'elle lui fait grief ;

- l'arrêté litigieux est entaché d'un vice de procédure en ce qu'il révèle un changement d'affectation, en méconnaissance de la procédure contradictoire et en l'absence de communication de son dossier individuel et de consultation préalable de la commission administrative paritaire ; elle n'a pas été informée de la note de service du 2 janvier 2018 visant à expliciter le fonctionnement des services de la collectivité de Corse au premier semestre 2018 ;

- cet arrêté n'a pas respecté le principe du maintien des responsabilités de l'agent placé en congé de longue durée, alors qu'au demeurant, elle a présenté sa candidature à plusieurs postes d'encadrement ;

- cet arrêté traduit une sanction disciplinaire déguisée à caractère discriminatoire, en raison de son état de santé.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 juillet 2023, les 19 mars et 7 mai 2024, la collectivité de Corse, représentée par Me Muscatelli, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme C E A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en ce que l'agent n'a fait l'objet d'aucun acte lui faisant grief, en l'absence de changement d'affectation et de réduction de l'IFSE ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller ;

- les conclusions de Mme Pauline Muller, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Giansily substituant Me Muscatelli, représentant la collectivité de Corse.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du président du conseil exécutif de Corse du 14 décembre 2016, Mme A, attachée principale d'administration, a été nommée chef du service moyens et logistiques au sein de la direction de l'administration générale de la collectivité de Corse. Le 1er janvier 2018, l'intéressée a été placée en position de congé de longue maladie puis de congé de longue durée. Par un arrêté du 21 décembre 2021, dont Mme A demande au tribunal de prononcer l'annulation, le président du conseil exécutif de Corse a décidé de fixer le montant de son IFSE.

2. En premier lieu, contrairement à ce que soutient la requérante, l'arrêté litigieux par lequel le président du conseil exécutif de la collectivité de Corse se borne à mettre fin à son précédent régime indemnitaire et à lui attribuer une nouvelle indemnité de fonction, de sujétion et d'expertise, n'a ni pour objet ni pour effet de modifier son affectation, alors au demeurant que l'intéressée était placée en position de congé de longue durée à la date de cette décision. Par suite, le vice de procédure tiré de ce que la décision attaquée devait être précédée d'une procédure contradictoire, de la communication de son dossier individuel et d'une note de service du 2 janvier 2018 relative au fonctionnement des services de la collectivité de Corse, ainsi que de la consultation préalable de la commission administrative paritaire, est inopérant et doit donc être écarté en toutes ces branches.

3. En deuxième lieu, ainsi qu'il vient d'être dit, l'arrêté litigieux n'ayant ni pour objet ni pour effet de modifier l'affectation de Mme A, le moyen tiré de la méconnaissance d'un principe de maintien des responsabilités de l'agent placé en congé de longue durée doit également être écarté.

4. En dernier lieu, si la requérante soutient que la décision attaquée serait discriminatoire et qu'elle aurait ainsi fait l'objet d'une sanction disciplinaire déguisée, d'une part, ainsi qu'il a été précédemment dit, la décision contestée par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité de Corse se borne à mettre fin à son précédent régime indemnitaire et à lui attribuer une nouvelle indemnité de fonction, de sujétion et d'expertise, n'a ni pour objet ni pour effet de modifier son affectation et en l'espèce, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que se faisant, alors que le montant de l'IFSE de la requérante, correspond au groupe de fonctions d'encadrement A4M2 résultant d'une délibération de l'Assemblée de Corse du 26 juillet 2019 relative au régime indemnitaire des agents de la collectivité de Corse, le président du conseil exécutif aurait pris une mesure discriminatoire ou une sanction disciplinaire déguisée, eu égard notamment à l'état de santé de la requérante qui ne fournit à cet égard aucun élément permettant de justifier ses allégations. Par suite, alors au demeurant, qu'en application du principe de parité entre les agents relevant des différentes fonctions publiques dont s'inspire l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984, Mme A n'avait pas droit au versement d'une telle indemnité durant son congé de longue durée, le moyen ainsi articulé ne peut qu'être écarté.

5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2021 et qu'ainsi sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la collectivité de Corse tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : la requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la collectivité de Corse au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C E A et à la collectivité de Corse.

Copie en sera adressée au préfet de la Corse-du-Sud.

Délibéré après l'audience du 14 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Anne Baux, présidente ;

- M. Jan Martin, premier conseiller ;

- Mme Nathalie Sadat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2025.

Le rapporteur,

Signé

J. MARTIN

La présidente,

Signé

A. BAUX

La greffière,

Signé

H. MANNONI

La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

M. D

Décisions similaires

TA67Interprétation

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602087

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à contraindre le préfet du Bas-Rhin à instruire les demandes de titres de voyage pour ses filles mineures. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant deux mois, conformément aux articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également jugé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les circonstances invoquées par le requérant ne suffisant pas à l’établir.

01/06/2026

TA34Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.

08/04/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

08/04/2026

TA14Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).

08/04/2026

← Retour aux décisions