mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2200945 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2022, M. B A demande au tribunal
1°) d'annuler la décision du 11 juillet 2022 rejetant sa demande tendant à la prise en compte du barème kilométrique pour le remboursement des frais occasionnés pour un déplacement lors d'une formation ;
2°) d'enjoindre à l'administration de procéder au remboursement des frais engagés après prise en compte du barème kilométrique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête :
- est irrecevable, d'une part, en l'absence de décision préalable liant le contentieux ;
- d'autre part, du fait de la tardiveté de ses demandes s'agissant de la période d'octobre 2021 à janvier 2022 ;
- et, enfin, que ses conclusions à fin d'injonction sont irrecevables ;
- en tout état de cause, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret 2006-781 du 3 juillet 2006 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () "
2. M. A, inspecteur divisionnaire des finances publiques hors classe, a exercé les fonctions de responsable de service des impôts des particuliers de Sartène du 1er juin 2021 au 31 août 2022. Après un déplacement en formation à Nevers et Toulouse, ce dernier a sollicité le remboursement de ses frais de transports sur la base des indemnités kilométriques entre les ports de débarquements de Marseille et Toulon et les destinations de Nevers et Toulouse. Par une décision du 11 juillet 2022, dont l'intéressé demande au tribunal de prononcer l'annulation, l'autorité administrative a refusé de faire droit à sa demande.
3. Aux termes de l'article 9 du décret du 3 juillet 2006 : " Le service qui autorise le déplacement choisit le moyen de transport au tarif le moins onéreux et, lorsque l'intérêt du service l'exige, le plus adapté à la nature du déplacement () ".
4. En premier lieu, en se bornant à faire valoir que l'intérêt du service commande que le chef de service évite " les tracasseries de voyage " compte tenu de la durée du déplacement en cause, M. A ne critique pas utilement le motif de la décision attaquée selon lequel l'utilisation du véhicule personnel est considérée comme une convenance personnelle. Si en second lieu, M. A se prévaut de ce qu'il avait obtenu pour des déplacements antérieurs, le remboursement de ses frais de transports, selon le barème kilométrique, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Il en est de même de celle tirée de ce que son état de santé doit lui permettre d'utiliser des moyens de transports appropriés.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue par les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Bastia, le 23 juillet 2024.
La présidente du tribunal,
Signé
A. Baux
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. Alfonsi
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,