LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2300171

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2300171

vendredi 6 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2300171
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantTRABELSI CHOULI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia a condamné la commune de Conca à verser 348 euros à la société Klekoon pour la période d'abonnement du 20 avril 2020 au 19 avril 2021, en raison de la clause de tacite reconduction du contrat du 20 avril 2018, que la commune n'avait pas dénoncée dans les délais prévus. La solution retenue repose sur l'absence de résiliation par la commune, justifiant le paiement des prestations exécutées. Les intérêts moratoires ont été accordés à compter du 17 octobre 2022, avec capitalisation à partir du 17 octobre 2023. La commune a également été condamnée à verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 février 2023, la société Klekoon, représentée par Me Trabelsi-Chouli, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Conca à lui verser la somme de 348 euros, assortie des intérêts de retard à compter du 28 octobre 2020 et de la capitalisation des intérêts ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Conca la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa demande est recevable ;

- le contrat du 20 avril 2018 prévoit une clause de tacite reconduction, en l'absence de résiliation dans les délais prévus, alors qu'elle a exécutée son obligation de délivrance des prestations commandées, la commune lui est redevable de la somme de 348 euros correspondant à son abonnement pour la période du 20 avril 2020 au 19 avril 2021.

La commune de Conca, à qui la requête a été communiquée n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Zerdoud ;

- et les conclusions de Mme Castany, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un contrat signé le 20 avril 2018, la commune de Conca a souscrit un abonnement d'une durée de douze mois auprès de la société Klekoon pour la mise à disposition d'une plateforme de dématérialisation de marchés publics et la fourniture d'une clé de décodage " KLECODE4 ". Le 19 mars 2020, la société a adressé à la commune une facture d'un montant de 348 euros TTC pour la période d'abonnement du 20 avril 2020 au 19 avril 2021, en application d'une clause de tacite reconduction, faute pour la commune d'avoir dénoncé le contrat au moins deux mois avant son échéance. Le 17 octobre 2022, la société Kleekon a introduit une réclamation préalable auprès de la commune. La société requérante demande au tribunal de condamner la commune de Conca à lui verser la somme de 348 euros.

Sur la demande indemnitaire :

2. Il résulte des termes du contrat conclu le 20 août 2018 entre la commune de Conca et la société Klekoon que celui-ci prévoyait une clause de reconduction tacite pour douze mois, à l'échéance des douze précédents mois, sauf résiliation par lettre recommandée avec accusé de réception au moins deux mois avant la date d'échéance.

3. Il ne résulte pas de l'instruction que la commune de Conca, qui n'a pas produit de mémoire en défense, ait dénoncé le contrat dans le délai contractuellement admis pour remettre en cause la clause de tacite reconduction. Par suite, la société Klekoon est fondée à solliciter le versement de la somme de 348 euros correspondant à la période d'abonnement du 20 avril 2020 au 19 avril 2021.

Sur les intérêts moratoires et leur capitalisation :

4. D'une part, si la société Klekoon sollicite le versement des intérêts au taux légal à compter du 28 octobre 2020, elle ne justifie pas de la date d'introduction de sa première demande auprès de la commune en l'absence de toute mention indiquant la date de présentation du pli sur l'accusé de réception, produit à l'instance. Toutefois, la société requérante a droit aux intérêts au taux légal de la somme de 348 euros à compter du 17 octobre 2022, date de réception par la commune de Conca de sa réclamation préalable.

5. D'autre part, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 16 février 2023, date d'enregistrement de la requête. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter de la date du 17 octobre 2023, à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle suivante à compter de cette date.

Sur les frais de l'instance :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Conca le paiement de la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Klekoon et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La commune de Conca est condamnée à verser à la société Klekoon la somme de 348 euros TTC avec intérêts au taux légal à compter du 17 octobre 2022. Les intérêts échus à la date du 17 octobre 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 2 : La commune de Conca versera à la société Klekoon une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Klekoon et à la commune de Conca.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2025 à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente,

Mme Zerdoud, conseillère,

M. Samson, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2025.

La présidente,

Signé

A. Baux

La rapporteure,

Signé

I. Zerdoud

La greffière,

Signé

R. Saffour

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions