vendredi 6 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2300171 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | TRABELSI CHOULI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 février 2023, la société Klekoon, représentée par Me Trabelsi-Chouli, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Conca à lui verser la somme de 348 euros, assortie des intérêts de retard à compter du 28 octobre 2020 et de la capitalisation des intérêts ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Conca la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa demande est recevable ;
- le contrat du 20 avril 2018 prévoit une clause de tacite reconduction, en l'absence de résiliation dans les délais prévus, alors qu'elle a exécutée son obligation de délivrance des prestations commandées, la commune lui est redevable de la somme de 348 euros correspondant à son abonnement pour la période du 20 avril 2020 au 19 avril 2021.
La commune de Conca, à qui la requête a été communiquée n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zerdoud ;
- et les conclusions de Mme Castany, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un contrat signé le 20 avril 2018, la commune de Conca a souscrit un abonnement d'une durée de douze mois auprès de la société Klekoon pour la mise à disposition d'une plateforme de dématérialisation de marchés publics et la fourniture d'une clé de décodage " KLECODE4 ". Le 19 mars 2020, la société a adressé à la commune une facture d'un montant de 348 euros TTC pour la période d'abonnement du 20 avril 2020 au 19 avril 2021, en application d'une clause de tacite reconduction, faute pour la commune d'avoir dénoncé le contrat au moins deux mois avant son échéance. Le 17 octobre 2022, la société Kleekon a introduit une réclamation préalable auprès de la commune. La société requérante demande au tribunal de condamner la commune de Conca à lui verser la somme de 348 euros.
Sur la demande indemnitaire :
2. Il résulte des termes du contrat conclu le 20 août 2018 entre la commune de Conca et la société Klekoon que celui-ci prévoyait une clause de reconduction tacite pour douze mois, à l'échéance des douze précédents mois, sauf résiliation par lettre recommandée avec accusé de réception au moins deux mois avant la date d'échéance.
3. Il ne résulte pas de l'instruction que la commune de Conca, qui n'a pas produit de mémoire en défense, ait dénoncé le contrat dans le délai contractuellement admis pour remettre en cause la clause de tacite reconduction. Par suite, la société Klekoon est fondée à solliciter le versement de la somme de 348 euros correspondant à la période d'abonnement du 20 avril 2020 au 19 avril 2021.
Sur les intérêts moratoires et leur capitalisation :
4. D'une part, si la société Klekoon sollicite le versement des intérêts au taux légal à compter du 28 octobre 2020, elle ne justifie pas de la date d'introduction de sa première demande auprès de la commune en l'absence de toute mention indiquant la date de présentation du pli sur l'accusé de réception, produit à l'instance. Toutefois, la société requérante a droit aux intérêts au taux légal de la somme de 348 euros à compter du 17 octobre 2022, date de réception par la commune de Conca de sa réclamation préalable.
5. D'autre part, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 16 février 2023, date d'enregistrement de la requête. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter de la date du 17 octobre 2023, à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle suivante à compter de cette date.
Sur les frais de l'instance :
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Conca le paiement de la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Klekoon et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La commune de Conca est condamnée à verser à la société Klekoon la somme de 348 euros TTC avec intérêts au taux légal à compter du 17 octobre 2022. Les intérêts échus à la date du 17 octobre 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : La commune de Conca versera à la société Klekoon une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Klekoon et à la commune de Conca.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2025 à laquelle siégeaient :
Mme Baux, présidente,
Mme Zerdoud, conseillère,
M. Samson, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2025.
La présidente,
Signé
A. Baux
La rapporteure,
Signé
I. Zerdoud
La greffière,
Signé
R. Saffour
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026