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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2300545

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2300545

mercredi 21 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2300545
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantMUSCATELLI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B A contestant le refus d’inscription en deuxième année de licence de droit par l’université de Corse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen précis de droit ou de fait, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également rejeté la demande de l’université au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 mai 2023, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 3 avril 2023 par laquelle le président de l'université de Corse a rejeté sa demande d'inscription en deuxième année de licence de droit, économie, gestion mention droit, sollicitée sur la plateforme " Etudes en France ".

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2024, l'université de Corse, représentée par Me Muscatelli, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge du requérant la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif ()peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ". Il résulte de ces dispositions, qu'en l'absence de moyens ou de conclusions, la requête doit être régularisée avant l'expiration du délai de recours contentieux.

3. Dans sa requête, M. A se borne à faire état de son parcours et de son projet professionnels et souligne que la décision attaquée est " inadaptée, dans la mesure où (je) possède l'ensemble des prérequis exigés par la formation ". Ainsi, le requérant n'apporte aucune précision et n'invoque aucun moyen reposant sur des éléments de fait ou de droit précis permettant d'en apprécier la portée et le bien-fondé. Par suite, la requête de M. A est manifestement irrecevable et doit être rejetée, en application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'Université de Corse présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de l'université de Corse présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à l'université de Corse.

Fait à Bastia, le 21 août 2024

La présidente du tribunal,

Signé

A. Baux

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

H. Nicaise.

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