LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2301140

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2301140

vendredi 6 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2301140
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui réclamait 7 750 euros à la commune de Lucciana pour une chute sur un regard d'eaux pluviales. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre l'ouvrage public et son préjudice, condition nécessaire pour engager la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien. La solution retenue est fondée sur le principe selon lequel il incombe à l'usager de prouver l'imputabilité du dommage à l'ouvrage public.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 septembre 2023 et 24 mars 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner la commune de Lucciana à lui verser la somme totale de 7 750 euros assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de réception de sa demande indemnitaire préalable, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis en raison de sa chute sur la voie publique, dans la commune de Lucciana.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

- il a subi des dommages consécutifs d'une chute dans un regard d'eaux pluviales ;

- la responsabilité de la commune de Lucciana doit être engagée pour défaut d'entretien d'un ouvrage public ;

- les dommages lui ont causé plusieurs préjudices, d'un montant total de 7 750 euros dont il demande l'indemnisation.

Par un mémoire, enregistré le 20 janvier 2023, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Haute-Corse a informé le tribunal qu'elle ne souhaitait formuler aucune demande.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 février 2024, la commune de Lucciana, représentée par Me Muscatelli, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que son assureur, la SASU Pilliot Assurances, soit condamné à la garantir des condamnations éventuellement prononcées à son encontre et, en tout état de cause, à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête de M. B est irrecevable en l'absence d'une réclamation indemnitaire préalable à son recours ;

- M. B n'apporte pas la preuve de la matérialité des faits dont il se prévaut, ni du lien de causalité entre ses préjudices et l'ouvrage public en cause ;

- sa prétendue chute a eu lieu en plein jour, de sorte qu'il a eu un comportement fautif ;

- les préjudices dont il se prévaut ne sont pas établis ;

- elle dispose d'un contrat d'assurance de responsabilité civile auprès de la société Pilliot Assurances et a régulièrement déclaré son sinistre auprès d'elle ; un tel contrat est un contrat administratif.

La procédure a été communiquée à la société Pilliot Assurances, qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Samson ;

- les conclusions de Mme Castany, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Muscatelli, représentant la commune de Lucciana.

Considérant ce qui suit :

1. M. B indique avoir été victime, le 23 avril 2023, d'une chute sur un trottoir situé sur la commune de Lucciana. Imputant son accident à un regard d'eaux pluviales se trouvant sur le trottoir, M. B a, par un courriel du 5 mai 2023, pris contact avec la communauté de communes Marana-Golo en l'informant de sa chute et des dommages en résultant. Par un courriel du 9 mai suivant, la communauté de communes Marana-Golo l'a informé qu'elle n'était pas compétente en matière de gestion des eaux pluviales et d'entretien de ce réseau. Par un courriel du même jour, l'intéressé a alors demandé à la commune de Lucciana de " donner suite à son affaire ", en joignant son courriel précédemment envoyé à la communauté de communes Marana-Golo, ainsi que différentes pièces. Par la présente requête, M. B demande au tribunal de condamner la commune de Lucciana à lui verser la somme totale de 7 750 euros en réparation de ses préjudices.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Il appartient à l'usager d'un ouvrage public qui demande réparation d'un préjudice qu'il estime imputable à cet ouvrage de rapporter la preuve de l'existence d'un lien de causalité entre le préjudice invoqué et l'ouvrage. La personne publique responsable ne peut être exonérée de l'obligation d'indemniser la victime qu'en rapportant, à son tour, la preuve soit de l'absence de défaut d'entretien normal, soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.

3. En l'espèce, M. B soutient que le 23 avril 2023, alors qu'il marchait sur le trottoir gauche situé au niveau du giratoire de Crucetta, sur la commune de Lucciana, il a été victime d'une chute due au basculement, à son passage, du couvercle d'un regard d'eaux pluviales. Pour justifier son accident sur la voie publique, le requérant produit un certificat médical du 3 mai 2023, deux ordonnances datées des 3 mai 2023 et 9 février 2024 lui prescrivant des médicaments ainsi qu'un glaçage à la cuisse droite et le témoignage d'un ami qui l'accompagnait ce jour-là. Toutefois, alors que le certificat médical se borne à relater des constations médicales et de reprendre les propres dires du requérant, il ne produit aucun élément permettant d'apprécier la configuration des lieux, la présence de la plaque en cause sur le trottoir ainsi que les circonstances dans lesquelles l'accident a eu lieu. En outre, le seul témoignage produit, peu circonstancié, ne permet pas d'établir la matérialité des faits allégués par M. B. Dans ces conditions, en l'absence d'éléments probants, le requérant ne saurait être regardé comme apportant la preuve qui lui incombe de ce que les dommages dont il se prévaut et, ainsi, les préjudices dont il demande réparation, seraient imputables à l'ouvrage public qu'il met en cause.

4. Il résulte de ce qui précède que la responsabilité de la commune de Lucciana ne saurait être engagée sur le fondement d'un dommage de travaux publics. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, les conclusions indemnitaires de M. B doivent être rejetées.

Sur l'appel en garantie de la commune de Lucciana :

5. En l'absence de condamnation de la commune de Lucciana, ses conclusions d'appel en garantie présentées à l'encontre de son assureur, la société Pilliot Assurances, ne peuvent qu'être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité.

Sur les frais liés à l'instance :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Lucciana présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Lucciana présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que l'appel en garantie de son assureur sont rejetés.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la commune de Lucciana, à la SASU Pilliot Assurances et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente,

Mme Zerdoud, conseillère,

M. Samson, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2025.

La présidente,

signé

A. Baux

Le rapporteur,

signé

I. Samson

La greffière,

signé

R. Saffour

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions