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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2301369

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2301369

mercredi 26 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2301369
TypeOrdonnance
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er novembre 2023, Mme A d'Ornano-Roggio demande au tribunal d'annuler le titre de perception émis le 7 juillet 2023 par le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Corse pour un montant de 8 385,34 euros en vue du recouvrement d'un indu de rémunération.

Elle soutient que dès lors que le tribunal a, par un précédent jugement, annulé un titre de perception émis en vue de recouvrer la même somme, son administration ne pouvait émettre un nouveau titre de perception à son encontre.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme d'Ornano-Roggio, secrétaire administrative de classe supérieure à la direction départementale des territoires de la Corse-du-Sud, a demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler un titre de perception émis à son encontre le 27 octobre 2020 par le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) de Corse en vue du recouvrement de la somme de 8 385,34 euros, au titre d'un indu de rémunération en septembre 2020. Par un jugement n° 2100184 du 6 avril 2023, le tribunal a annulé ce titre de perception en raison d'un défaut d'indication des bases de la liquidation. Le 13 septembre 2023, le DREAL a émis un titre de perception à l'encontre de Mme d'Ornano-Roggio, en vue du recouvrement de la même somme, au titre de ce même indu de rémunération. Mme d'Ornano-Roggio demande au tribunal d'annuler ce dernier titre de perception.

2. Mme d'Ornano-Roggio, pour contester ce titre, fait uniquement valoir que l'administration ne pouvait émettre un nouveau titre de perception pour recouvrer la somme de 8 385,34 euros, dès lors que le tribunal a annulé le précédent titre de perception émis le 27 octobre 2020, en vue du recouvrement de la même somme. Toutefois, le tribunal, dans son jugement du 6 avril 2023, a annulé le titre de perception émis le 27 octobre 2020 pour un motif d'irrégularité en la forme qui n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre. Par suite, en se bornant à se prévaloir de ce précédent jugement, Mme d'Ornano-Roggio ne critique pas utilement la régularité ni le bien-fondé du nouveau titre ainsi émis à son encontre. Dans ces conditions, sa requête, qui ne contient qu'un moyen inopérant et qui n'a au demeurant pas été précédée de la contestation du titre de perception exigée par les dispositions de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, doit être rejetée.

3. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants () ".

4. Il résulte de ce qui a été indiqué au point 2 qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue par les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme d'Ornano-Roggio est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A d'Ornano-Roggio.

Fait à Bastia, le 26 juin 2024.

Le président du tribunal,

Signé

T. VANHULLEBUS

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

M. B

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