LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2301404

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2301404

vendredi 10 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2301404
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantNICOLAI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., qui demandait réparation des préjudices subis lors d'une chute sur un escalier menant à une tour génoise, propriété de la collectivité de Corse. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public, condition nécessaire pour engager la responsabilité de la collectivité. En conséquence, la demande d'expertise médicale a été jugée frustratoire et rejetée, de même que les conclusions de la CPAM. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage public.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 8 novembre 2023 et les 6 et 8 novembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Nicolaï, demande au tribunal :

1°) avant dire droit, d’ordonner une expertise médicale afin de déterminer l’intégralité des préjudices résultant de sa chute survenue le 23 juin 2020 ;

2°) de condamner la collectivité de Corse et la société mutuelle d’assurance des collectivités locales (SMACL) à lui verser une indemnité en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis du fait de sa chute survenue le 23 juin 2020 ;

3°) de condamner la collectivité de Corse et la SMACL à lui verser la somme provisionnelle de 10 000 euros à valoir sur l’indemnisation définitive de ses préjudices ;

4°) de mettre à la charge de la collectivité de Corse et de la SMACL la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la responsabilité de la collectivité de Corse est engagée du fait du défaut d’entretien normal de l’escalier menant à la tour génoise de Capu di Muru sur lequel il a chuté ; l’absence d’une marche sur cet escalier n’était ni signalée ni visible ;
- il est nécessaire de réaliser une expertise médicale aux fins de déterminer l’étendue de ses préjudices résultant du dommage occasionné par sa chute et d’en déterminer leur montant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2024, la collectivité de Corse et la SMACL, représentées par Me Goeury-Giamarchi concluent, à titre principal, au rejet de la requête, et, à titre subsidiaire à ce qu’il soit ordonné une expertise aux frais avancés de M. A....

Elles font valoir que M. A... n’apporte pas la preuve de la matérialité des faits dont il se prévaut, ni du lien de causalité entre le dommage subi et l’ouvrage public en cause.

Par un mémoire enregistré le 9 novembre 2023, la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de la Côte-d’Or conclut à ce que la responsabilité de la Collectivité de Corse soit engagée, à ce qu’il lui soit donné acte de ses réserves et de ce qu’elle chiffrera sa créance dès que les responsabilités auront été établies.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Zerdoud ;
- et les conclusions de M. Martin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le 23 juin 2020, M. A... déclare avoir été victime d'une chute alors qu’il descendait de l’escalier menant à la tour génoise Capu di Muru. Par un courrier du 20 avril 2021, demeuré sans réponse, M. A... a demandé à la Collectivité de Corse de l’indemniser des préjudices qu’il estime avoir subis en raison de cette chute. Par la présente requête, l’intéressé demande au tribunal d’ordonner, avant dire droit, une expertise médicale afin de déterminer l’intégralité des préjudices résultant de sa chute et de condamner la Collectivité de Corse et la SAMCL à l’indemniser de ses préjudices.

Sur la responsabilité de la collectivité de Corse :

2. Il appartient à l’usager d’un ouvrage public qui demande réparation d’un préjudice qu’il estime imputable à cet ouvrage de rapporter la preuve de l’existence d’un lien de causalité entre le préjudice invoqué et l’ouvrage. Le maître de l’ouvrage ne peut être exonéré de l’obligation d’indemniser la victime qu’en rapportant, à son tour, la preuve soit de l’absence de défaut d’entretien normal, soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.

3. En l’espèce, M. A... soutient avoir été victime d’une chute le 23 juin 2020, alors qu’il descendait de l’escalier menant à la tour génoise Capu di Muru, en raison de l’absence de la dernière marche. Pour justifier de son accident, le requérant produit notamment la synthèse de son passage aux urgences, des photographies datées devant la tour et le témoignage de son épouse, présente au moment des faits. Toutefois, alors que ces seuls éléments ne suffisent pas à justifier de la matérialité des faits invoqués, le requérant n’établit pas avec certitude les circonstances précises de l’accident dont il a été victime. Par suite, en l’absence d’éléments probants, M. A... ne saurait être regardé comme apportant la preuve qui lui incombe de ce que les dommages dont il se prévaut et, par suite, les préjudices dont il demande réparation, seraient imputables à l'ouvrage public qu’il met en cause.

4. Il résulte de ce qui précède que l’intéressé n’étant pas fondé à engager la responsabilité de la collectivité de Corse et de la SMACL, ses conclusions indemnitaires ainsi que celles présentées par la CPAM de la Côte-d’Or doivent être rejetées. En outre, les conclusions de M. A... tendant à ce que soit diligentée une expertise médicale en vue de déterminer l’intégralité des préjudices résultant de sa chute doivent, par suite, être considérées comme frustratoires et ne peuvent qu’être rejetées.

Sur les frais liés à l’instance :

5. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu’il soit mis à la charge de la collectivité de Corse et de la SMACL, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que demande M. A....




D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., à la collectivité de Corse, à la société mutuelle d’assurance des collectivités locales et à la caisse primaire d’assurance maladie de la Côte-d’Or.


Délibéré après l'audience du 19 septembre 2025 à laquelle siégeaient :
 
Mme Baux, présidente,
Mme Zerdoud, conseillère,
M. Samson, conseiller. 

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2025.

 
La présidente,
Signé
A. Baux
 
La rapporteure,
Signé
I. Zerdoud

 
La greffière,

Signé

R. Alfonsi
 
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
 
Pour expédition conforme,
Un greffier,



A. Sapet

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions