jeudi 5 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400215 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | EON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 janvier et 14 avril 2024, M. B A, représenté par Me Eon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision la décision du 6 octobre 2023 par laquelle la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales a refusé de lui accorder le bénéfice d'une rente d'invalidité, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre cette décision ;
2°) d'enjoindre à la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales de lui verser une rente d'invalidité en application des dispositions des articles 36 et 37 du décret n° 2023-1306 du 26 décembre 2023 ;
3°) de mettre à la charge de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 avril et 9 mai 2025, la Caisse des dépôts et consignations, gestionnaire de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation dès lors que par une décision du 7 mai 2025, une rente d'invalidité avec effet rétroactif au 1er septembre 2023 a été attribuée à M. A et qu'il y a lieu de minorer les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 23 mai 2025, M. A déclare que son recours formé à l'encontre de la décision du 6 octobre 2023 est devenue sans objet et conclut à ce que soit mise à la charge de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;/ (). / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales a, par une décision du 7 mai 2025, fait droit à la demande de M. A tendant à ce que lui soit allouée une rente d'invalidité de 51% avec effet rétroactif au 1er septembre 2023. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 6 octobre 2023 par laquelle la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales a refusé de lui accorder le bénéfice d'une telle rente, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre cette décision ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. Il n'y a également plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête, accessoires des précédentes.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête.
Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée M. B A et à la Caisse des dépôts et consignations.
Fait à Bastia, le 5 juin 2025.
La présidente du tribunal,
Signé
A. Baux
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026