vendredi 1 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400604 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 mai et 20 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Péres, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision par laquelle la collectivité de Corse a implicitement refusé de régulariser sa situation administrative ;
2°) d'enjoindre à la collectivité de Corse, de procéder à la régularisation de sa situation administrative dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de condamner la collectivité de Corse à lui verser :
- à titre principal, une somme correspondant au préjudice financier constitué par la perte du traitement et des primes qui lui auraient été versés à la suite de l'acceptation d'un emploi qui aurait pu lui être proposé à partir du mois de septembre 2021 voire septembre 2019 soit par la Collectivité de Corse, soit par le centre de gestion de la fonction publique territoriale ou le centre de gestion local, ainsi que la somme de de 35 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral, assortie des intérêts et de la capitalisation avec intérêts et capitalisation, au titre de l'indemnisation des préjudices causés par cette absence de régularisation ;
- à titre subsidiaire, une somme correspondant au préjudice financier constitué par la perte de l'aide au retour à l'emploi qui lui aurait été versée s'il avait été maintenu en disponibilité, ainsi que la somme de 35 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral assortie des intérêts et de la capitalisation avec intérêts et capitalisation, au titre de l'indemnisation des préjudices causés par cette absence de régularisation ;
- à titre infiniment subsidiaire, la somme de 123 000 euros assortie des intérêts et de la capitalisation avec intérêts et capitalisation, au titre de l'indemnisation des préjudices causés par cette absence de régularisation ;
4°) de mettre à la charge de la collectivité de Corse la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 août 2024 et 11 juillet 2025, la collectivité de Corse, représentée par Me Muscatelli conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que soit déduite de toute condamnation la somme de 86 348, 79 euros versée dans le cadre de l'exécution de l'ordonnance n° 24MA02436 du 17 mars 2025 et enfin, à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2025, M.A déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 31 juillet 2025, la collectivité de Corse déclare ne pas s'opposer au désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () ".
2. Par un mémoire enregistré au greffe du tribunal, le 8 juillet 2025, M. A a déclaré se désister purement et simplement de l'ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la collectivité de Corse présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : Les conclusions de la collectivité de Corse au titre des frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la collectivité de Corse.
Fait à Bastia, le 1er août 2025.
La présidente du tribunal,
signé
A. Baux
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026