mercredi 8 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2500958 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MARCAGGI MATTEI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 25 juin et 2 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Marcaggi-Mattei, demande au juge des référés :
1°) de condamner la commune d’Ajaccio à lui payer une indemnité de 20 000 € à valoir sur l’indemnisation du préjudice résultant de l’absence de perception du revenu de remplacement depuis le 1er août 2024 ;
2°) de mettre à la charge de la commune d’Ajaccio une somme de 2 000 € au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- alors qu’il était titulaire du grade de chef des services de police municipale principal de 1ère classe à la ville d’Ajaccio, il a sollicité, et obtenu, une mise en disponibilité pour convenances personnelles pour une durée de 5 années s’achevant le 31 juillet 2024 ;
- il a sollicité sa réintégration le 31 janvier 2024, soit six mois avant la date prévue de la fin de sa disponibilité, mais a été maintenu en disponibilité par arrêté du 2 août 2024, renouvelé régulièrement depuis ;
- en ne le réintégrant pas dans un délai raisonnable alors que des postes susceptibles de lui être attribués ont été pourvus entretemps, et en lui refusant le bénéfice des allocations pour perte d’emploi dont elle est débitrice, la commune d’Ajaccio lui a causé un préjudice qui doit être évalué d’après le montant des allocations de chômage qu’il n’a pu percevoir.
Par des mémoires enregistrés les 11 juillet 2025, 22 juillet 2025 et 26 septembre 2025, la commune d’Ajaccio, représentée par Me Pugeault, conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu’aucun des moyens n’est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
La clôture de l’instruction a été fixée au 1er octobre 2025 à 12H00.
Par une décision du 26 août 2024, la présidente du tribunal a désigné M. Alfonsi, président honoraire, pour exercer les fonctions de juge des référés.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code du travail ;
- le décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage, ensemble le règlement d’assurance chômage qui y est annexé ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., titulaire du grade de chef de la police municipale principal de 1ère classe au sein de la commune d’Ajaccio, a été placé en position de disponibilité pour convenance personnelle pour une durée de cinq ans s’achevant le 31 juillet 2024 et a, depuis, été maintenu en disponibilité d’office. Par sa requête visée ci-dessus, il doit être regardé comme demandant au juge des référés de condamner la commune d’Ajaccio à lui verser une indemnité à valoir sur les préjudices résultant du refus de le réintégrer dans un délai raisonnable et du refus de la commune de lui servir les allocations pour privation d’emploi auxquelles il soutient pouvoir prétendre, qu’il évalue d’après le montant des allocations de retour à l’emploi dont il soutient avoir été illégalement privé, à la somme de 20 000 €.
2. Aux termes de l’article R.541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable (…) ».
3. En premier lieu, l’appréciation de l’existence d’un emploi dans les effectifs de la commune d’Ajaccio qui aurait été susceptible d’être attribué à M. A... dans un délai raisonnable suivant la fin de sa disponibilité pour convenance personnelle, présente une difficulté sérieuse qui excède l’office du juge des référés. Il suit de là que la faute alléguée à la charge de la commune d’Ajaccio pour n’avoir pas procédé à la réintégration du requérant ne peut être regardée comme présentant un caractère suffisamment certain, de sorte que la créance prétendument détenue par M. A... sur le fondement d’une telle faute ne présente pas le caractère non sérieusement contestable requis par les dispositions de l’article R.541-1 du code de justice administrative.
4. En second lieu, et contrairement à ce qui est soutenu, le service des indemnités pour privation d’emploi dues aux fonctionnaires territoriaux est subordonné, en vertu des dispositions de l’article R.5424-5 du code du travail selon lesquelles ne sont pas prises en compte les périodes de suspension de la relation de travail qui ne sont ni rémunérées ni indemnisées, à une durée minimale d’activité correspondant à la durée d’affiliation minimale précisée par l’article 3 de la convention d’assurance chômage annexée au décret du 26 juillet 2019 soit, pour les agents âgés de moins de 53 ans, 130 jours ou 910 heures travaillées au cours de 24 mois précédant la période de privation d’emploi. Dans ces conditions, et dès lors qu’il n’est pas contesté que M. A... n’a exercé aucune activité au cours des cinq années précédant la fin de sa période de disponibilité pour convenance personnelle, la créance qu’il prétend détenir à raison du refus de lui servir de telles indemnités ne peut être regardée comme présentant un caractère non sérieusement contestable.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions.
ORDONNE
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la commune d’Ajaccio.
Fait à Bastia, le 8 octobre 2025
Le juge des référés,
Signé
J.-F. ALFONSI
La République mande et ordonne au préfet de la Corse du sud en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
R. Alfonsi
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026