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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2501379

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2501379

mardi 21 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2501379
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... contestant une contrainte de la CAF de Haute-Corse pour un indu d’aides au logement de 864 euros. La requérante n’a pas donné suite à une demande de régularisation de sa requête, faute de motivation suffisante. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a considéré que les conclusions ne comportaient pas d’argumentation propre à établir une méconnaissance de ses droits. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de motivation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 septembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la contrainte du 4 mai 2024 émise à son encontre par la caisse d’allocations familiales de la Haute-Corse en vue d'obtenir le recouvrement d'un prétendu indu d'aides personnelles au logement d'un montant de 864 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Par un courrier recommandé avec avis de réception du 12 septembre 2025, avisé et non réclamé le 15 septembre suivant, le tribunal a invité la requérante à compléter sa requête, dans un délai de quinze jours, en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».

2. Aux termes de l’article R. 772-6 du même code : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».

3. Par un courrier recommandé avec avis de réception du 12 septembre 2025, avisé et non réclamé le 15 septembre suivant, Mme A... a été invitée à motiver sa requête en application des dispositions de l’article R. 776-2 du code de justice administrative. En dépit de cette demande, l’intéressée n’a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A... ne peuvent qu’être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Fait à Bastia, le 21 octobre 2025.

La présidente du tribunal,




Signé

Baux

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,


R. Alfonsi









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