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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2600284

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2600284

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2600284
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de la CAF de la Haute-Corse de remettre une dette. La juridiction a jugé la requête irrecevable car le requérant, après avoir été invité à la régulariser, n'a pas fourni dans les délais l'argumentation et les justifications nécessaires. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (7°), R. 772-6 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes insuffisamment motivées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 février 2026, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 28 octobre 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Haute-Corse a refusé de procéder à la remise de sa dette de 670, 14 euros relative à un indu de prestations familiales.

Par un courrier du 13 février 2026, régulièrement notifié le même jour par l’application Télérecours, le greffe du tribunal a invité le requérant, dans le délai de quinze jours, à compléter sa requête, en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».

2. En matière de contentieux sociaux, aux termes de l’article R. 772-6 du code de justice administrative : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. (…) ».

3. Par le courrier susvisé du 13 février 2026, dont en application des dispositions de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative, M. A... est réputé avoir reçu notification à l’expiration du délai de deux jours ouvrés à compter de la date de sa mise à disposition, le greffe du tribunal l’a invité, dans le délai de quinze jours, à motiver sa requête, en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En l’absence de réponse à cette demande dans le délai qui lui a été imparti de quinze jours, la requête de M. A... est manifestement irrecevable et peut être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Bastia, le 13 mars 2026.



La présidente du tribunal,

Signé


Baux


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière



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