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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2600340

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2600340

lundi 23 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2600340
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à contester le rejet de sa demande de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction constate que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa requête déficiente, n'a pas complété son argumentation dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées après une mise en demeure non suivie d'effet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 février 2026, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 15 décembre 2025 par laquelle le directeur de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Corse a rejeté son recours administratif préalable obligatoire tendant à la remise gracieuse de sa dette de 2 845,17 euros correspondant à un indu de prime d’activité.

Par un courrier du 23 février 2026, mis à disposition le même jour via l’application Télérecours, le greffe du tribunal a invité le requérant à compléter sa requête, dans un délai de quinze jours, en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».

2. Aux termes de l’article R. 772-6 du même code : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».

3. Par un courrier du 23 février 2026 mis à sa disposition via l’application Télérecours, dont il a accusé réception le même jour, le greffe du tribunal a invité le requérant à compléter sa requête, dans un délai de quinze jours, en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En dépit de cette demande, l’intéressé n’a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. B... ne peuvent qu’être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Bastia, le 23 mars 2026

La présidente du tribunal,




Signé

Baux

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,







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