Sujet principal : Irrecevabilité d'une requête en annulation d'une dette URSSAF pour défaut de production de l'acte attaqué.
Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (formation d'ordonnance).
Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable.
Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas régularisé son recours malgré une mise en demeure.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 mars 2026, Mme C... B..., épouse A..., doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler une dette auprès de l’union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (URSSAF).
Par un courrier du 4 mars 2026, mis à disposition le même jour via l’application Télérecours, le greffe du tribunal a invité la requérante à produire, dans un délai de quinze jours, la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…). ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 de ce code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ».
3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffe du tribunal, le 4 mars 2026, via l’application télérecours, dont elle a accusé réception le même jour, la requérante n’a pas produit, dans le délai qui lui était imparti, la décision dont elle demande l’annulation. Par suite, les conclusions de Mme B..., épouse A... tendant à l’annulation d’une dette auprès de l’union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (URSSAF), sont manifestement irrecevables et doivent, dès lors, être rejetées en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B..., épouse A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B..., épouse A....
Fait à Bastia, le 23 mars 2026
La présidente du tribunal,
Signé
Baux
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,