LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2401430

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2401430

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2401430
TypeDécision
PublicationC
FormationCH 3 JU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 842,76 euros et sollicitait une remise gracieuse supplémentaire. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné la demande de remise au regard des articles L. 262-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles. Bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n'a pas fourni de justificatifs suffisants de ses ressources et charges pour démontrer un état de précarité justifiant une remise supérieure à celle déjà accordée par la caisse d'allocations familiales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 mai 2024, Mme A B soumet au tribunal un litige qui l'oppose au département de Saône-et-Loire concernant un paiement indu de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de 842, 76 euros.

Mme B soutient que le département de Saône-et-Loire a commis une erreur d'appréciation.

La caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire a présenté des observations le 27 mai 2024.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2024, le département de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Le département soutient que le moyen invoqué par la requérante n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Desseix, première conseillère, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement avisées du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative et le rapport de Mme Desseix a été entendu.

Considérant ce qui suit :

Sur le cadre juridique :

1. En vertu des dispositions combinées des articles L. 262-1, L. 262-13, L. 262-16, L. 262-25 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le revenu de solidarité active, qui a pour objet d'assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d'existence, de lutter contre la pauvreté et de favoriser l'insertion sociale et professionnelle, est attribué par le président du conseil départemental ou, par délégation, par les caisses d'allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole, lesquelles en assurent également le service et le contrôle dans des conditions fixées par voie de convention.

2. Lorsque l'un des organismes mentionnés au point 1 décide de récupérer un paiement indu de revenu de solidarité active et que le bénéficiaire concerné, sans contester le principe ou la quotité de l'indu mis à sa charge, présente une demande de remise gracieuse de sa dette, le président du conseil départemental peut décider d'accorder une remise totale ou de réduire le montant de la créance qu'il détient dans le cas où le débiteur est de bonne foi et que la précarité de sa situation le justifie. Lorsque l'allocataire a fait de fausses déclarations, lesquelles doivent s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives, ou s'est livré à des manœuvres frauduleuses, aucune remise de dette ne peut en revanche lui être accordée. Statuant sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une telle demande, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision.

Sur le litige soumis par Mme B :

3. Le 3 août 2023, la caisse d'allocations familiales (CAF) de Saône-et-Loire a notifié à Mme B un indu de RSA d'un montant de 1 549, 86 euros. Par une décision du 23 février 2024, la CAF a accordé à l'intéressée une remise partielle de sa dette d'un montant de 210, 69 euros. Mme B doit être regardée comme demandant au juge de lui accorder le bénéfice d'une remise de la dette de RSA restant à sa charge au regard de son office défini au point 2.

4. S'il résulte de l'instruction que la bonne foi de Mme B n'est pas remise en cause, la requérante ne produit pas de justificatif de ses ressources et charges permettant d'établir qu'elle se trouverait dans un état de précarité tel qu'il justifierait que lui soit accordée, à la date du présent jugement, une remise de dette supérieure à celle dont elle a déjà bénéficié.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au département de Saône-et-Loire.

Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, à la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

La magistrate désignée,

M. DesseixLa greffière,

C. Sivignon

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier,0

Décisions similaires

TA21Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500369

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'une dette d'allocation de logement familial (ALF) de 1 496 euros réclamée par la CAF de Saône-et-Loire. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que si la bonne foi de la requérante n'était pas contestée, elle n'apportait aucun élément prouvant une situation de précarité justifiant une remise de dette. La décision s'appuie sur les articles pertinents du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatifs à la récupération et à la remise gracieuse des indu d'aides au logement.

05/03/2026

TA21Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500432

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté l'opposition formée par les requérants contre une contrainte de la CAF visant à recouvrer un indu d'Allocation de Logement Sociale (ALS) et d'Aide Exceptionnelle de Solidarité (AES). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant l'irrégularité procédurale de la contrainte, l'existence de l'indu et la prescription, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, du code de la sécurité sociale et du décret n° 2020-519 du 5 mai 2020.

05/03/2026

TA21Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501270

Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de M. A... qui contestait une amende administrative de 240 euros infligée par le département de la Côte-d’Or pour omission délibérée de déclaration de ressources dans le cadre du RSA. La juridiction estime que la procédure, notamment la possibilité de présenter des observations, a été respectée et que le comportement du requérant caractérise bien une omission délibérée. La décision s'appuie sur les articles L. 262-39, L. 262-52 et R. 262-85 du code de l'action sociale et des familles et l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale.

05/03/2026

TA21Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501337

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé trois titres exécutoires émis par le département de la Côte-d'Or contre une obligée alimentaire, au motif qu'ils ne respectaient pas les exigences de motivation prévues par l'article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. Cependant, le tribunal a rejeté la demande de décharge définitive du paiement des sommes réclamées, cette annulation pour vice de forme n'éteignant pas nécessairement la créance. La demande d'allocation de frais a également été rejetée.

05/03/2026

← Retour aux décisions