mardi 25 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2402679 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | CH 2 JU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrées les 6 août 2024 et 30 janvier 2025, l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire, représenté par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée ACC, demande au tribunal :
1°) de prononcer la réduction de la cotisation primitive de taxe foncière sur les propriétés bâties, à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2022, dans les rôles de la commune de Montchanin en Saône-et-Loire, à concurrence d'une somme de 16 029 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il est fondé à solliciter le dégrèvement prévu par les dispositions du III de l'article 1389 du code général des impôts, à raison des bâtiments D et E du quartier Libération à Montchanin, dès lors qu'il apporte la preuve de la vacance des appartements concernés par la production de sa déclaration sous forme de fichier au format CSV, téléchargé dans le service en ligne " Biens immobiliers " de l'administration fiscale, qui fait foi sauf preuve contraire apportée par le service, de la combinaison de l'autorisation de démolir et des dispositions du III de l'article L. 353-15 du code de la construction et de l'habitation, qui font obstacle à toute relocation, du compte rendu d'arrêt d'exploitation des immeubles D et E, présenté lors d'un conseil de concertation locative et de la preuve de la mise des biens hors des réseaux électriques et de chauffage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2024, la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, dès lors que la portée financière du moyen soulevé n'est pas définie, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- le moyen soulevé par l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire n'est pas fondé.
Par un nouveau mémoire en défense, enregistré le 26 février 2025, la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or conclut désormais au non-lieu à statuer.
Elle soutient qu'elle a prononcé le 26 février 2025 un dégrèvement d'un montant de 15 136 euros en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties.
Le président du tribunal administratif de Dijon a désigné M. Hugez, premier conseiller, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Irénée Hugez,
- et les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. L'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire est propriétaire d'immeubles d'habitations à loyer modéré, sur le territoire de la commune de Montchanin, en Saône-et-Loire, à raison desquels il a été assujetti à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de l'année 2022, dans les rôles de cette commune. Par une décision explicite, en date du 25 juin 2024, l'administration fiscale a rejeté sa réclamation contentieuse préalable du 12 décembre 2023, tendant au bénéfice de l'exonération prévue par le III de l'article 1389 du code général des impôts, à raison des deux bâtiments D et E, sis, 1, 3 et 5 rue des Cyprès sur le territoire de la commune de Montchanin, comprenant vingt-quatre logements. Par sa requête, l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire demande au tribunal de prononcer la réduction de cette imposition, dans cette même mesure, à concurrence d'une somme de 16 029 euros.
2. En premier lieu, eu égard au contenu du tableau produit par l'office requérant le 30 janvier 2025 mentionnant, d'une part, des erreurs dans le montant initialement annoncé du dégrèvement sollicité et d'autre part, un montant de ce dégrèvement désormais estimé à 15 136 euros, cet office doit être regardé comme s'étant désisté de ses conclusions initiales, en tant qu'elles portaient sur un montant supplémentaire de 893 euros. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. En deuxième lieu, par une décision du 26 février 2025, la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or a prononcé un dégrèvement d'un montant de 15 136 euros de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle a été assujetti l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire dans les rôles de la commune de Montchanin. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin de réduction dans cette mesure.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, la somme demandée par l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire des conclusions à fin de réduction de sa requête, en tant qu'elles portent sur un montant de 893 euros.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire à fin de réduction de l'imposition litigieuse, à hauteur du dégrèvement intervenu en cours d'instance.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'Office public d'aménagement et de construction de Saône-et-Loire et à la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2025.
Le magistrat désigné,
I. Hugez
La greffière,
T. Mateos-Jobard
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403636
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C... visant à contester un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) et à en obtenir la remise gracieuse. Le juge a considéré que la reprise d'une activité salariée, même minime, imposait une déclaration à France Travail et que les fausses déclarations de la requérante justifiaient la mise à charge de l'indu. La décision s'appuie sur les articles L. 5423-1, L. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail concernant les conditions de cumul de l'ASS avec une activité professionnelle.
12/03/2026
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401336
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné l'opposition de M. A... à une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique. Le tribunal a constaté le décès de M. A... survenu en cours d'instance, mais a jugé que l'affaire était en état d'être jugée à cette date. Il a rappelé que son office consiste à apprécier la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération d'indu au regard de l'ensemble des circonstances de fait. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code du travail, notamment l'article L. 5426-8-2, pour statuer sur le litige.
26/02/2026
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403839
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B..., détenu, d’une demande d’indemnisation de 100 euros pour le préjudice moral subi suite à une fouille à nu réalisée le 14 septembre 2024. Le requérant soutenait que cette fouille, qu’il estimait non justifiée et systématique, constituait un traitement inhumain et dégradant contraire à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’administration pénitentiaire n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Il a considéré que la fouille était justifiée par des raisons sérieuses de soupçonner l’introduction d’objets prohibés, qu’elle était proportionnée et qu’elle ne méconnaissait pas les textes applicables.
24/02/2026
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303636
Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la demande indemnitaire de M. A..., détenu, qui contestait son placement en régime contrôlé de détention. Le tribunal écarte les moyens de légalité externe (vice de forme et incompétence) en se fondant sur les pièces produites par l'administration. Il juge également que le placement est légal au regard des articles L. 211-4, R. 112-23 et D. 211-36 du code pénitentiaire, qui permettent au chef d'établissement de prévoir des régimes différenciés. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'est retenue.
20/01/2026