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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2500006

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2500006

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2500006
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A B, qui se plaignait d'un abus de pouvoir et de dommages liés à des travaux communaux. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions identifiables ni de moyens juridiques intelligibles, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 et 30 janvier 2025, M. A B soumet au tribunal un litige l'opposant à la commune de Champdôtre.

M. B indique qu'il est victime d'un " abus de pouvoir avec discrimination publique sur personne âgée handicapée avec, en plus, destruction de " son " drainage d'habitation utile à l'évacuation des eaux pluviales de " son " habitation qui est un édifice sur un sol en forte forme de cuvette " et précise que des " travaux de restructuration des eaux pluviales de la commune ont été effectués " au cours des mois de septembre et octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. () Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () ".

2. Les écritures de M. B analysées, ci-dessus, dans les visas, qui ne sont accompagnées d'aucune pièce, ne contiennent pas l'énoncé de conclusions identifiables et le requérant n'a invoqué aucun moyen intelligible -c'est-à-dire aucun argument juridique- et sa requête n'a été suivie dans le délai de recours contentieux de deux mois, qui a en l'espèce commencé à courir au plus tard le 2 janvier 2025 -date à laquelle la requête a été enregistrée au greffe du tribunal-, d'aucune production satisfaisant aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En tout état de cause, les seuls éléments exposés par le requérant ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B peut être rejetée en application des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Dijon le 26 mars 2025.

Le président de la 3ème chambre,

L. Boissy

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

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