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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2501189

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2501189

jeudi 3 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2501189
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, fonctionnaire de police, qui demandait le paiement d’heures supplémentaires effectuées durant l’été 2024. Le juge a estimé que l’urgence, condition nécessaire pour l’application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, n’était pas caractérisée. La solution retenue est le rejet de la demande sans instruction contradictoire, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 avril 2025, M. B A saisit le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé dit " mesures utiles "), du différend qui l'oppose aux services du ministère de l'intérieur concernant la rémunération d'heures supplémentaires.

Vu les autres pièces du dossier

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Selon l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. () ". Aux termes, cependant, de l'article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. M. A, fonctionnaire de police affecté à Mâcon, demande au juge des référés de prendre les mesures nécessaires pour assurer la mise en paiement des heures supplémentaires qu'il a effectuées durant l'été 2024, dans le contexte des Jeux olympiques, pour un montant brut qu'il estime à 4 319,64 euros.

3. En se bornant à faire valoir que la somme due devait en principe être payée en décembre 2024, qu'il est le seul agent de son service à n'avoir rien perçu, que l'administration n'a répondu à aucune de ses multiples sollicitations et que cette situation lui porte préjudice, y compris physiquement et moralement, M. A ne caractérise pas une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-3 précité du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée selon la modalité prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée pour information au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Dijon, le 3 avril 2025.

Le président du tribunal, juge des référés,

David Zupan

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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