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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2501671

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2501671

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2501671
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationCH 3 JU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant un indu d’aides personnelles au logement de 1 152 euros réclamé par la CAF de l’Yonne. Saisi en plein contentieux d’une demande de remise gracieuse, le juge a rappelé qu’une telle remise nécessite à la fois la bonne foi du débiteur et la précarité de sa situation. Constatant que M. A... n’avait pas allégué de précarité, le tribunal a estimé que les conditions légales n’étaient pas remplies. La décision est fondée sur les articles L. 812-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 mai 2025, M. B... A... soumet au tribunal un litige qui l’oppose à la caisse d’allocations familiales (CAF) de l’Yonne relatif à un indu d’aides personnelles au logement d’un montant de 1 152 euros.

M. A... soutient que la CAF de l’Yonne a commis une erreur d’appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Boissy, président, pour statuer sur les litiges relevant de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a décidé, sur le fondement de l’article R. 611-8 du code de justice administrative, qu’il n’y avait pas lieu d’instruire la requête.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique, après l’appel de l’affaire, les parties n’étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l’instruction a été prononcée en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative et le rapport de M. Boissy a été entendu.


Considérant ce qui suit :

Sur le cadre juridique relatif aux aides personnelles au logement :

1. En vertu des dispositions combinées des articles L. 812-1, L. 821-1, L. 823-9, L. 825-2, L. 825-3, R. 825-1, R. 825-2 et R. 825-3 du code de la construction et de l’habitation ainsi que des articles L. 553-2 et R. 142-1 du code de la sécurité sociale, les aides personnelles au logement sont liquidées et payées, pour le compte du fonds national d’aide au logement, c’est-à-dire au nom de l’Etat, par les caisses d’allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole pour leurs ressortissants.

2. Lorsque l’un des organismes mentionnés au point 1 décide de récupérer un paiement indu d’aides personnelles au logement et que le bénéficiaire concerné, sans contester le principe ou la quotité de l’indu mis à sa charge, présente une demande de remise gracieuse de sa dette, le directeur de cet organisme, après avoir recueilli l’avis de la commission de recours amiable, peut décider d’accorder une remise totale ou de réduire le montant de la créance qu’il détient dans le cas où le débiteur est de bonne foi et que la précarité de sa situation le justifie.

3. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d’un indu d’aides personnelles au logement, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d’être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre parties à la date de sa propre décision.

Sur le litige soumis par M. A... :

4. La CAF de l’Yonne a réclamé à M. A... un indu d’aides personnelles au logement d’un montant de 1 152 euros. Le 10 mars 2025, la directrice de la CAF de l’Yonne a refusé d’accorder à l’intéressé la remise gracieuse de sa dette qu’il avait sollicitée. M. A... doit être regardé comme demandant au juge de lui accorder une remise totale de sa dette d’aide personnelle au logement au regard de son office défini au point 3.

5. Aux termes de l’article R. 611-8 du code de justice administrative : « Lorsqu’il apparaît au vu de la requête que la solution de l’affaire est d’ores et déjà certaine, (…) le président de la formation de jugement (…) peut décider qu’il n’y a pas lieu à instruction ».

6. Si le requérant soutient, en substance, qu’il est de bonne foi dès lors que l’erreur à l’origine de l’indu ne lui est pas imputable, il n’a en revanche pas allégué que sa situation était précaire alors que le juge ne peut accorder, le cas échéant, une remise gracieuse d’une dette sociale qu’à la condition que le débiteur soit non seulement de bonne foi mais aussi que la précarité de sa situation le justifie.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée.


DECIDE :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à la caisse d’allocations familiales de l’Yonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2025.


Le magistrat désigné,

L. Boissy
La greffière,

A. Roussilhe



La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,
Le greffier

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