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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2504032

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2504032

mardi 6 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2504032
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Indu de prime d’activité – Tribunal administratif de Dijon – Rejet pour irrecevabilité manifeste – Articles R. 222-1, R. 772-6, R. 612-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 et 28 octobre 2025, Mme B... A... soumet au tribunal un litige, l’opposant à la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Côte-d’Or, relatif à un indu de prime d’activité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 772-6 du code de justice administrative : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ». L’article R. 612-1 du même code prévoit que : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ». Enfin, aux termes de l’article R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l’adresse choisie par elles (...) ».

3. Mme A..., en se bornant à transmettre la décision du 9 octobre 2025 par laquelle la CAF de la Côte-d’Or a refusé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d’activité et à indiquer que « son arrêt de travail lui fait perdre une partie de ses primes » et « qu’avec son loyer et ses charges mensuelles ils ne lui reste pour vivre que 880 euros pour trois adultes », n’a pas présenté de requête contenant l’exposé de moyens intelligibles ou, à tout le moins, de moyens assortis des précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé.

4. Le 27 octobre 2025, le greffe du tribunal a alors invité la requérante à régulariser et à motiver sa requête, conformément à la procédure décrite à l’article R. 772-6 du code de justice administrative en mettant à sa disposition le formulaire mentionné à l’article R. 772-7. La lettre comportant cette demande de régularisation est réputée lui avoir été notifiée deux jours plus tard en application des dispositions de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative. Toutefois, avant l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, Mme A... n’a pas retourné ce formulaire dûment renseigné ni produit de nouveau mémoire comportant une argumentation propre à établir que la décision prise par la CAF le 9 octobre 2025 aurait méconnu ses droits.

5. La requête de Mme A..., qui n’a pas été régularisée, est ainsi manifestement irrecevable et peut dès lors être rejetée en application des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, au ministre du travail et des solidarités et à la caisse d’allocations familiales de la Côte-d’Or.


Fait à Dijon le 6 janvier 2026.

Le président de la 3ème chambre,




L. Boissy

La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier

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