LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2504749

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2504749

mardi 30 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2504749
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... visant à suspendre l'arrêté du maire de Beaune du 5 décembre 2025 interdisant la distribution de tracts politiques sur les marchés. Cette décision fait suite à l'abrogation de l'arrêté contesté par un nouvel arrêté municipal du 26 décembre 2025, rendant la requête sans objet. Le juge a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant, faute de justificatif de dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 décembre 2025, M. B... A... demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 5 décembre 2025 par lequel le maire de la commune de Beaune a interdit la distribution de flyers, de tracts ou de prospectus commerciaux, associatifs, politiques, cultuels ou religieux sur l’ensemble du périmètre des marchés de détail de la commune ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Beaune une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :


Sur la condition d’urgence :

- la condition relative à l’urgence est remplie dès lors que l’arrêté attaqué entraîne une atteinte immédiate, directe et répétée à la liberté d’expression politique ; le marché de Beaune est le principal lieu de rencontre des habitants ; alors qu’il est candidat aux élections municipales de 2026, il ne pourra plus s’adresser au public sur le marché, de manière répétée et définitive , ce qui porte un préjudice irréversible au déroulement de la campagne ; l’urgence est présumée lorsqu’une décision affecte le débat politique ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée

- l’arrêté attaqué est illégal, dès lors que la mesure d’interdiction n’est pas nécessaire en l’absence de troubles démontrés, et qu’elle n’est ni adaptée, ni proportionnée ;
- cet arrêté est entaché d’erreur de fait et d’erreur de qualification juridique des faits, ainsi que d’erreur de droit ; aucun trouble à l’ordre public n’a été constaté lors de la distribution de tracts ;
- cet arrêté est entaché de détournement de pouvoir en ce qu’il vise à empêcher la campagne d’un opposant politique.



Par un mémoire en défense enregistré le 26 décembre 2025, la commune de Beaune conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et au rejet du surplus des conclusions de la requête.


Elle soutient que :

l’arrêté en litige a été abrogé par un arrêté du 26 décembre 2025 de sorte qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à sa suspension.


Vu :
- la requête, enregistrée le 16 décembre 2025 sous le n°2504748 tendant à l’annulation de la décision en litige ;
- les autres pièces du dossier.


Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 5 décembre 2025, le maire de la commune de Beaune a interdit la distribution de flyers, de tracts ou de prospectus commerciaux, associatifs, politiques, cultuels ou religieux sur l’ensemble du périmètre des marchés de détail de la commune, soit tous les mercredis sous le marché couvert des Halles et sur la place de la Halle, de 5 heures à 14 heures, tous les samedis sous le marché couvert des Halles et sur la place Carnot, sur la place de la Halle, sur la place Fleury, rue Pasumot, avenue de la République de 5 heures à 14 heures 30. M. A... sollicite la suspension de cet arrêté.


Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. (...) ».

3. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu, non de la rejeter en l’état pour l’un des motifs mentionnés à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d’engager la procédure prévue à l’article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.

4. Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté du maire de la commune de Beaune du 5 décembre 2025 a été abrogé, postérieurement à l’introduction de la présente requête, par un arrêté du 26 décembre 2025. Dans ces conditions, les conclusions tendant à ce que l’exécution de cet arrêté soit suspendue sont devenues sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.


Sur les frais liés au litige :


5. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, dès lors qu’il n’a pas fait appel à un avocat et qu’il ne justifie pas de l’existence de frais exposés pour la présente instance.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension de la requête de M. A....

Article 2 : Les conclusions de M. A... présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3: La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la commune de Beaune.


Fait à Dijon, le 30 décembre 2025.





La présidente du tribunal, juge des référés,




A-L Chenal-Peter


La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d’Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
La greffière


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions