LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2601429

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2601429

mardi 31 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2601429
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantLEGIPLANET AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de travaux d'abattage d'arbres et d'injonction formulée par des requérants. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas établi l'urgence ni démontré une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de protection de l'environnement, notamment au regard des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative. La demande de condamnation de la commune aux frais a également été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 et 30 mars 2026, Mme B... D..., M. E... C..., Mme J... G... et M. H... F..., représentés par la SARL Legiplanet Avocats, demandent au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du maire de Montbellet de couper les arbres situés sur les parcelles Z0126 et ZO129 pendant la durée de nidification et de reproduction des espèces protégées ;

2°) d’enjoindre au maire de Montbellet de déposer une « demande de dérogations espèces protégées avant reprise des travaux » ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Montbellet le versement d’une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les requérants soutiennent que :
- l’urgence est établie dès lors que les travaux en cours ont un impact immédiat sur la nidification et la reproduction des espèces protégées ;
- en ne demandant pas de dérogation à « l’interdiction d’espèces protégées » mentionnée à l’article L. 411-2 du code de l’environnement, le maire de Montbellet a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de la « protection de l’environnement » consacrée en particulier par l’article 4 de la directive n° 2009/147/CE et par l’article L. 411-1 du code de l’environnement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la directive n° 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages ;
- le code de l’environnement ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. A... en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Mme D..., M. C..., Mme G... et M. F... demandent au juge des référés d’ordonner au maire de Montbellet, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de sa décision du couper des arbres situés sur les parcelles Z0126 et ZO129 pendant la durée de nidification et de reproduction des espèces protégées.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

3. En se bornant à produire quelques documents montrant que des travaux d’abattage d’arbres sont en cours sur la parcelle ZO 129 -sans d’ailleurs établir que cette parcelle appartient bien au domaine public ou privé de la commune de Montbellet-, et à communiquer une fiche de la ZNIEFF et une liste d’oiseaux nicheurs rencontrés sur le site dit I..., sans prouver la présence actuelle de ces espèces sur la zone de travaux, les requérants, qui n’ont au demeurant, au vu des seuls éléments transmis, pas pris l’attache du maire de Montbellet, avant ou au cours de la procédure contentieuse, pour vérifier dans quelles conditions celui-ci avait, ou non, régulièrement autorisé une telle opération, n’établissent pas que les travaux actuellement entrepris sur une toute petite zone d’un massif boisé seraient réellement susceptibles d’affecter la nidification d’espèces protégées présentes sur le site. Dès lors, les requérants n’établissent ni l’urgence de la situation ni que le maire de Montbellet aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu’ils revendiquent.

4. Il résulte de l’ensemble de ce qui vient d’être dit ci-dessus que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction présentées par les requérants sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative peuvent être rejetées selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du même code.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montbellet, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que demandent les requérants au titre des frais qu’ils ont exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme D..., M. C..., Mme G... et M. F... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... D....

Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, à la commune de Montbellet.

Fait à Dijon le 31 mars 2026.


Le juge des référés,

L. A...



La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026