LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2300421

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2300421

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2300421
TypeDécision
PublicationC
Formation2ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C contestant l’opposition de la maire de Rancenay à sa déclaration préalable de travaux pour le remplacement d’une porte de garage. Le tribunal a jugé que le projet, consistant à remplacer une porte de grange en bois par une porte sectionnelle blanche à lames horizontales, portait atteinte au caractère des lieux avoisinants, en méconnaissance de l’article UA 11 du plan local d’urbanisme et de l’article L. 151-18 du code de l’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, les autres moyens invoqués par le requérant ayant été écartés comme inopérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 mars 2023 et 28 juin 2023, M. A C demande au tribunal d'annuler la décision affichée le 10 janvier 2023 de la maire de la commune de Rancenay portant opposition à la déclaration préalable de travaux qu'il avait déposée en vue du changement d'une porte de garage.

M. C soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que son projet ne porte pas atteinte aux lieux avoisinants dans la mesure où d'autres habitations proches de la sienne comportent une porte de garage d'apparence similaire à celle qu'il entend réaliser ;

- la couleur préconisée par l'architecte des Bâtiments de France créerait un défaut de cohérence sur sa façade ;

- il n'a d'autre choix que de remplacer la porte existante dès lors que celle-ci est défaillante et qu'elle ne peut être restaurée ;

- il recherche une meilleure performance énergétique ;

- il ne trouve aucune société commercialisant une porte de garage conforme aux prescriptions contenues dans la décision d'opposition litigieuse.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 20 juin 2023 et 11 juillet 2023, la commune de Rancenay conclut au rejet de la requête.

La commune fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grossrieder,

- les conclusions de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. Le 22 novembre 2022, M. C a déposé auprès des services de la commune de Rancenay une déclaration préalable de travaux en vue de changer la porte de garage de son habitation située . Par une décision du 10 janvier 2023, la maire de la commune s'est opposée à cette déclaration. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 151-18 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut déterminer des règles concernant l'aspect extérieur des constructions neuves, rénovées ou réhabilitées, leurs dimensions, leurs conditions d'alignement sur la voirie et de distance minimale par rapport à la limite séparative et l'aménagement de leurs abords, afin de contribuer à la qualité architecturale, urbaine et paysagère, à la mise en valeur du patrimoine et à l'insertion des constructions dans le milieu environnant ". Aux termes de l'article UA 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Rancenay : " Les constructions, y compris les annexes, et les clôtures doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l'intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages () ".

3. Pour s'opposer aux travaux déclarés par M. C, la maire de Rancenay a estimé que le modèle de porte sectionnelle choisi par le déclarant ne pouvait s'inscrire en cohérence avec l'architecture ancienne de sa construction dès lors qu'il créait, en raison de sa teinte vive et de son dessin, un anachronisme ainsi qu'un effet de tassement visuel inadapté. Il s'est ainsi approprié l'avis de l'architecte des Bâtiments de France selon lequel le projet était de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants.

4. Il ressort des pièces du dossier que le projet en litige concerne la porte d'une ancienne ferme implantée au cœur du centre-bourg historique de la commune. Ainsi qu'il ressort des clichés photographiques produits, la majorité des maisons individuelles situées aux alentours est dotée de portes de grange en bois à rainurage vertical et de teinte sombre qui caractérisent l'architecture traditionnelle ancienne du cœur historique de la commune. Or, les travaux litigieux consistent à remplacer la porte de grange existante en bois, à rainurage vertical et de couleur bleue, par une porte de garage sectionnelle à lames horizontales et de couleur blanche. Dès lors, le projet en cause doit être regardé, compte tenu de sa nature et de ses effets, comme portant atteinte au caractère des lieux avoisinants. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.

5. Les autres moyens soulevés par le requérant sont inopérants et ne peuvent être utilement invoqués pour contester la légalité de la décision litigieuse.

6. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision qu'il conteste.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Rancenay.

Délibéré après l'audience du 20 mars 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Grossrieder, présidente,

- M. Seytel, premier conseiller,

- Mme Marquesuzaa, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

L'assesseur le plus ancien,

J. SeytelLa présidente,

S. Grossrieder

La greffière,

L. Azizi

La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA34Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.

08/04/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

08/04/2026

TA14Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).

08/04/2026

TA14Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400190

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de deux titres de perception émis contre une enseignante contractuelle pour recouvrer des indus de rémunération. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Il a également estimé que le versement d'un demi-traitement pendant l'instruction d'une demande de retraite pour invalidité ne constituait pas un droit acquis.

08/04/2026

← Retour aux décisions