LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2300605

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2300605

vendredi 14 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2300605
TypeDécision
PublicationC
Formation2ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ingénieure des travaux publics de l’État, contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) pour l’année 2022. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d’égalité de traitement et du principe de sécurité juridique, estimant que le nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) lui avait été appliqué de manière rétroactive et défavorable. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l’arrêté du 5 novembre 2021. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme B.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 avril 2023, Mme A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision rejetant implicitement son recours hiérarchique tendant au réexamen de son régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) fixé pour l'année 2022 ;

2°) d'enjoindre au ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires de retirer la décision du 16 décembre 2022 par laquelle le directeur de la DDT du Doubs a fixé le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) pour l'année 2022 à 15 020,25 euros et de prendre une nouvelle décision fixant le montant de son IFSE à la somme de 20 159 euros au titre de l'année 2022 ;

3°) d'enjoindre au ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires de lui verser la différence dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Mme B soutient que :

- la décision contestée méconnait le principe d'égalité de traitement entre les agents d'un même corps dès lors que l'évolution du montant de l'IFSE pour les ingénieurs divisionnaires promus à ce grade en 2022 est de moitié inférieure à celle des ingénieurs divisionnaires promus à ce grade en 2021 ;

- elle méconnait le principe de sécurité juridique dès lors que le régime indemnitaire du RIFSEEP a été appliqué au corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat sans période transitoire et de façon rétroactive au 1er janvier 2022 ;

- son IFSE aurait dû être de 20 159 euros au titre de l'année 2022.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2024, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires conclut au rejet de la requête.

Le ministre soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

En application des dispositions de l'article R. 222-17 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Pernot, premier conseiller, pour présider la deuxième chambre du tribunal, en cas de vacance ou d'empêchement.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;

- le décret n° 2021-1681 du 16 décembre 2021 ;

- l'arrêté du 5 novembre 2021 portant application au corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat et aux emplois d'ingénieur en chef des travaux publics de l'Etat du 1er groupe et du 2e groupe des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pernot,

- les conclusions de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ingénieur des travaux publics de l'Etat (ITPE) depuis le 1er août 2002, a été affectée à la direction départementale des territoires (DDT) du Doubs en qualité de responsable d'unité. Promue au grade d'ingénieur divisionnaire des travaux publics de l'Etat à compter du 1er janvier 2022, elle a reçu notification le 12 janvier 2023 de la décision du 16 décembre 2022 par laquelle le directeur de la DDT du Doubs a fixé le montant de son IFSE pour l'année 2022 à 15 020,25 euros. Par un courrier, reçu par son employeur le 17 janvier 2023, l'intéressée a demandé la révision de ce montant pour qu'il soit porté à la somme de 20 159 euros. Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 16 décembre 2022 en tant qu'elle ne lui attribue pas la somme de 20 159 euros et l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 1er du décret du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat : " Les fonctionnaires relevant de la loi du 11 janvier 1984 susvisée peuvent bénéficier, d'une part, d'une indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise () dans les conditions fixées par le présent décret ". Aux termes de son article 2 : " Le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise est fixé selon le niveau de responsabilité et d'expertise requis dans l'exercice des fonctions. / Les fonctions occupées par les fonctionnaires d'un même corps ou statut d'emploi sont réparties au sein de différents groupes () / Le nombre de groupes de fonctions est fixé pour chaque corps ou statut d'emploi par arrêté du ministre chargé de la fonction publique et du ministre chargé du budget et, le cas échéant, du ministre intéressé. / Ce même arrêté fixe les montants minimaux par grade et statut d'emplois, les montants maximaux afférents à chaque groupe de fonctions et les montants maximaux applicables aux agents logés par nécessité de service. / Le versement de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise est mensuel ". Aux termes de son article 3 : " Le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise fait l'objet d'un réexamen : / () / 3° En cas de changement de grade à la suite d'une promotion ". Enfin, l'article 4 de l'arrêté du 5 novembre 2021 portant application au corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat et aux emplois d'ingénieur en chef des travaux publics de l'Etat du 1er groupe et du 2e groupe des dispositions du décret n°2014-513 du 20 mai 2014 fixe les montants annuels minimaux de l'IFSE pour chacun des grades et emplois des agents membres de ce corps.

3. Il ressort des pièces du dossier qu'en application d'un arrêté du 5 novembre 2021, les agents membres du corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat ont adhéré, de manière rétroactive à compter du 1er janvier 2021, au RIFSEEP en remplacement du régime indemnitaire dont ils étaient auparavant les bénéficiaires. Par une note de gestion du 26 juillet 2022, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et la ministre de la transition énergétique ont précisé pour l'année 2022 les modalités de gestion et de mise en œuvre du RIFSEEP pour les agents des ministères et ont défini, à l'annexe 4.3 de la note de gestion, les variations du montant de l'IFSE, composante de ce régime indemnitaire, applicables en cas de changement de corps ou de grade d'un agent.

4. En premier lieu, la différence de traitement qui résulte de la succession de deux régimes juridiques dans le temps n'est pas, en elle-même, contraire au principe d'égalité. Par suite, la requérante ne peut utilement soutenir, à supposer que les montants des variations appliqués au cours de l'année 2022 résultant de la note de gestion du 26 juillet 2022 soient inférieurs à ceux constatés en 2021 pour le passage au grade d'ingénieur divisionnaire des travaux publics de l'Etat, que les décisions contestées auraient porté atteinte au principe d'égalité de traitement des agents appartenant à un même corps en ne lui versant pas un montant d'IFSE qui comporte la même évolution qu'en 2021 pour cette promotion à ce grade.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 221-5 du code des relations entre le public et l'administration : " L'autorité administrative investie du pouvoir réglementaire est tenue, dans la limite de ses compétences, d'édicter des mesures transitoires dans les conditions prévues à l'article L. 221-6 lorsque l'application immédiate d'une nouvelle réglementation est impossible ou qu'elle entraîne, au regard de l'objet et des effets de ses dispositions, une atteinte excessive aux intérêts publics ou privés en cause ".

6. Mme B excipe de l'illégalité de la note de gestion du 26 juillet 2022 en faisant valoir qu'en ne prévoyant aucune disposition transitoire entre les montants d'IFSE prévus en cas de changement de grade en 2021 et ceux prévus en 2022, le principe de sécurité juridique aurait été méconnu. Toutefois, les dispositions de cette note prévoient, conformément aux dispositions citées au point 2, une progression de l'IFSE en cas de changement de corps ou de grade et que sa mise en œuvre sera assurée afin de garantir que le montant d'IFSE total perçu par chaque ingénieur des travaux publics de l'Etat en 2022 sera au moins égal au montant perçu en 2021. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'en s'abstenant de prendre des mesures transitoires en 2022, la note de gestion du 26 juillet 2022 aurait méconnu le principe de sécurité juridique.

7. En dernier lieu, la note de gestion litigieuse, publiée au Bulletin officiel du ministère le 10 août 2022, n'est pas entachée de rétroactivité illégale du seul fait qu'elle fixe les règles applicables au calcul de l'IFSE à compter du 1er janvier 2022, dès lors que, même si le versement de cette indemnité est mensuel, son montant individuel est calculé au titre de l'ensemble de l'année et est notifié aux agents postérieurement à la publication de la note de gestion.

8. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme B doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

9. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation des décisions contestées, n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.

Délibéré après l'audience du 20 février 2025, à laquelle siégeaient :

M. Pernot, premier conseiller faisant fonction de président,

M. Seytel, premier conseiller,

Mme Marquesuzaa, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2025.

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

J. Seytel

Le premier conseiller faisant fonction de président-rapporteur,

A. PernotLa greffière,

C. Quelos

La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, chacun en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

N°2300605

Décisions similaires

TA34Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.

08/04/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

08/04/2026

TA14Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).

08/04/2026

TA14Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400190

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de deux titres de perception émis contre une enseignante contractuelle pour recouvrer des indus de rémunération. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Il a également estimé que le versement d'un demi-traitement pendant l'instruction d'une demande de retraite pour invalidité ne constituait pas un droit acquis.

08/04/2026

← Retour aux décisions