LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2301355

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2301355

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2301355
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a statué sur la requête du centre culturel populaire Palente Orchamps (CCPPO) contestant son assujettissement à la taxe d'habitation 2022 pour un local mis à disposition par la commune. L'administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement d'office de 934 euros en cours d'instance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de décharge. En revanche, les conclusions indemnitaires du CCPPO, qui visait à obtenir une condamnation pour "acharnement fiscal", ont été rejetées comme irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 juin 2023 et un mémoire, enregistré le 8 février 2024, le centre culturel populaire Palente Orchamps (CCPPO), représenté par M. A... B..., son président en exercice, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de la taxe d’habitation, majorée de 10 % pour non-paiement, à laquelle il a été assujetti au titre de l’année 2022 pour un local mis à disposition par la ville de Besançon rue Charles Gounod ;

2°) de sanctionner l’acharnement fiscal ou les déficiences graves dont il fait l’objet d’une condamnation d’au moins cent euros ;

Le CCPPO soutient que :
- il occupe un logement inoccupé, inemployable, sans bail, mis à disposition gratuitement par la commune de Besançon pour stocker ses archives, le matériel, les produits de collecte et tout le matériel de scène ;
- cette aide logistique est normale et n’est pas taxable ;
- sa taxation porte atteinte à la loi de 1901 et à l’indépendance des associations ;
- il n’a pas la jouissance privative de ce local, le hall d’entrée et l’escalier sont occupés par le matériel d’autres associations ;
- ce local était la loge du concierge et n’a pas la valeur locative indiquée, il est exigu et pas habitable, d’ailleurs la ville a le projet de détruire ce bâtiment et l’a sommé de quitter les lieux ;
- il ne fait pas d’opération à caractère lucratif, n’a pas de salariés et fonctionne grâce aux cotisations de ses membres et aux subventions ;
- l’association est indigente et son fonctionnement est assuré depuis le domicile de son président ;
- il a bénéficié deux ans auparavant d’une exonération de taxe ;
- cette taxation abusive cache peut-être une volonté de lui nuire en spéculant sur l’âge de son président, le fatalisme des militants et leur méconnaissance du droit fiscal ;
- les services fiscaux ont fait preuve d’acharnement et de déficiences ;

Par des mémoires en défense enregistrés les 26 janvier 2024 et 21 janvier 2026, la directrice départementale des Finances Publiques du Doubs, dans le dernier état de ses écritures, d’une part, informe le tribunal que par une décision du 2 décembre 2024, elle a prononcé un dégrèvement d’office au titre de la taxe d’habitation de l’année 2022 et, d’autre part, conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Sur les conclusions aux fins de décharge :

2. Par un mémoire, enregistré le 21 janvier 2026, la directrice départementale des finances publiques du Doubs a informé le tribunal, que par une décision du 2 décembre 2024, postérieure à l’introduction de la requête, elle a prononcé en faveur du CCPPO un dégrèvement d’office d’un montant de 934 euros au titre la taxe d’habitation de l’année 2022. Le centre culturel requérant, à qui ce mémoire en défense a été transmis le 23 janvier 2026, n’a pas contesté l’intervention dudit dégrèvement. Il n’y a plus lieu, dès lors, de statuer sur les conclusions aux fins de décharge de la taxe d’habitation 2022.
Sur les conclusions indemnitaires :

3. Aux termes du deuxième alinéa de l’article R. 421-1 du même code : « (...) Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle ».

4. Pour l’application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative, la condition de recevabilité de la requête tenant à l’existence d’une décision de l’administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l’administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle. Par suite, l’intervention d’une telle décision en cours d’instance régularise la requête.

5. Il n’est pas contredit en l’espèce, ainsi que le relève la directrice départementale des Finances Publiques du Doubs en défense que les conclusions aux fins d’indemnisation du requérant n’ont été précédées d’aucun recours préalable. Dès lors, elles sont irrecevables et doivent être rejetées en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En tout état de cause, le requérant ne justifie l’existence d’aucun préjudice particulier.


ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de décharge présentées par le CCPPO.


Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par le CCPPO est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au centre culturel populaire Palente Orchamps et à la directrice départementale des Finances Publiques du Doubs.


Fait à Besançon le 10 février 2026.


La présidente de la 1ère chambre,


F. Michel


La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions