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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2401677

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2401677

jeudi 21 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2401677
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un trop-perçu de prime d'activité et d'aide au logement auprès de la caisse d'allocations familiales du Doubs. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée ni fourni d'argumentation suffisante, malgré une demande de régularisation notifiée via l'application "Télérecours citoyen". Cette absence de régularisation a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour défaut de motivation et de production des pièces requises.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 août 2024, M. B A soumet au tribunal un litige qui l'oppose à la caisse d'allocations familiales du Doubs concernant un trop-perçu de prime d'activité et d'aide au logement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation () ".

3. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article

R. 611-7 ".

4. Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles () ".

5. Par un courrier du 5 septembre 2024, le greffe du tribunal a invité M. A à régulariser sa requête au regard de l'article R. 412-1 du même code d'une part et, d'autre part, à motiver sa requête conformément à la procédure décrite à l'article R. 772-6 du code de justice administrative en mettant à sa disposition le formulaire mentionné à l'article R. 772-7. Cette demande de régularisation, qui lui a été adressée au moyen de l'application " télérecours citoyen " le 5 septembre 2024 à 9h25, est réputée lui avoir été notifiée deux jours plus tard en application des dispositions de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative. Toutefois, dans le délai d'un mois qui lui était imparti et, en tout état de cause, à la date de la présente ordonnance, M. A n'a pas transmis la ou les décision(s) qu'il entend attaquer, ni justifié de l'impossibilité de la ou les produire, ni retourné le formulaire dûment renseigné, ni même produit de nouveau mémoire comportant une argumentation propre à établir que la décision, qu'il entend attaquer, aurait méconnu ses droits. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Besançon le 21 novembre 2024.

La présidente de la 2ème chambre,

S. Grossrieder

La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

N°2401677

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