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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2402023

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2402023

vendredi 11 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2402023
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'une décision de rejet de sa demande d'indemnisation pour les dégâts causés à son véhicule par un sanglier sur la RN 57. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, en application de l'article R. 431-2 du code de justice administrative, elle devait être présentée par un avocat, ce que M. A n'a pas fait malgré une demande de régularisation. Aucune des dérogations prévues à l'article R. 431-3 n'était applicable en l'espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 octobre 2024 et 6 février 2025, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 6 septembre 2024 par laquelle le responsable du bureau du contentieux et des affaires générales de la direction interdépartementale des routes de l'Est a rejeté sa demande d'indemnisation pour les dégats causés à son véhicule le 22 octobre 2023 par un sanglier sur la route nationale 57.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 janvier 2025, le directeur interdépartemental des routes Est conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et à titre subsidiaire, à son rejet.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 431-2 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, soit par un avoué en exercice dans le ressort du tribunal administratif intéressé, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né d'un contrat ". Aux termes de l'article R. 431-3 du même code : " Toutefois, les dispositions du premier alinéa de l'article R. 431-2 ne sont pas applicables : 1° Aux litiges en matière de contravention de grande voirie ; 2° Aux litiges en matière de contributions directes, de taxes sur le chiffre d'affaires et de taxes assimilées ; 3° Aux litiges d'ordre individuel concernant les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des autres personnes ou collectivités publiques ainsi que les agents ou employés de la Banque de France ; 4° Aux litiges en matière de pensions, de prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, d'emplois réservés et d'indemnisation des rapatriés ; 5° Aux litiges dans lesquels le défendeur est une collectivité territoriale, un établissement public en relevant ou un établissement public de santé ; 6° Aux demandes d'exécution d'un jugement définitif ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3. La requête de M. A, qui tend à l'indemnisation par l'Etat des dommages causés à son véhicule par un sanglier dont il impute la responsabilité au défaut d'aménagements de sécurité de la part de la direction interdépartementale des routes de l'Est, est au nombre de celles pour lesquelles le ministère d'avocat est rendu obligatoire devant les tribunaux administratifs par les dispositions précitées de l'article R. 431-2 du code de justice administrative, sans qu'aucune des dérogations visées à l'article R. 431-3 ne soit applicable. En dépit de la demande qui lui a été adressée le 3 février 2025 à 14h33 au moyen de l'application " télérecours citoyen ", notifiée le 4 février 2025 à 12h08, M. A n'a pas, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti et, en tout état de cause, à la date de la présente ordonnance, régularisé sa requête par le recours à l'un des mandataires énumérés à l'article R. 431-2 du code de justice administrative. Ainsi, sa requête est manifestement irrecevable et ne peut qu'être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er: La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au directeur interdépartemental des routes Est.

Fait à Besançon le 11 avril 2025.

La présidente de la 1ère chambre,

F. Michel

La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

N°2402023

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