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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2402305

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2402305

lundi 31 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2402305
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de son recrutement par le rectorat de l'académie de Besançon. La juridiction a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait ni conclusions claires ni décision administrative identifiable, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, les moyens invoqués, d'ordre financier et familial, ont été jugés inopérants pour contester le bien-fondé de la décision. L'ordonnance, rendue le 31 mars 2025, se fonde sur les 4° et 7° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2024, Mme B A soumet au tribunal un litige l'opposant au rectorat de l'académie de Besançon relatif au refus de son recrutement dans un établissement d'enseignement public ou privé de l'académie.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. En second lieu, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".

3. D'une part, le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou de conclusions indemnitaires lorsque la responsabilité de l'administration est engagée. En l'espèce, la requête de Mme A ne comporte l'énoncé d'aucune conclusion au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative et n'est dirigée contre aucune décision administrative clairement identifiable.

4. D'autre part, à supposer que Mme A demande au tribunal d'annuler une décision portant refus de la recruter, l'intéressée se borne à faire état de difficultés d'ordre financier et familial en lien avec sa situation professionnelle. Toutefois, ces moyens ne peuvent être utilement invoqués pour contester le bien-fondé d'une telle décision.

5. Par suite, la requête de Mme A doit être rejetée sur le fondement des 4° et 7° de l'article 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Besançon le 31 mars 2025.

La présidente de la 2ème chambre,

S. Grossrieder

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

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