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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2402337

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2402337

vendredi 7 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2402337
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Saône de lui accorder le revenu de solidarité active. La requête, envoyée par courriel, était irrecevable car elle ne respectait pas les formalités de transmission via le téléservice "Télérecours citoyen", n'était pas signée et ne comportait pas la décision attaquée. Malgré une demande de régularisation notifiée à l'intéressée, celle-ci n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1, R. 414-2 et R. 431-4 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, adressés par courriel au greffe du tribunal respectivement les 10 et 11 décembre 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler une décision par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Haute-Saône a rejeté sa demande tendant à obtenir le revenu de solidarité active.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 413-1 du même code : " La requête doit être déposée ou adressée au greffe, sauf disposition contraire contenue dans un texte spécial ". Aux termes de l'article R. 414-2 de ce code : " Les personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que celles chargées de la gestion permanente d'un service public, peuvent adresser leur requête à la juridiction par voie électronique au moyen d'un téléservice accessible par le réseau internet. / Ces personnes ne peuvent régulièrement saisir la juridiction par voie électronique que par l'usage de ce téléservice () ". Aux termes de l'article R. 431-4 de ce code : " () les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur () " et de l'article R. 412-1 du même code qui stipule : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation () ". Enfin aux termes de l'article R. 612-1 de ce même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la requête de Mme B a été adressée par courriel au tribunal, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 414-2 du code de justice administrative, n'est pas revêtue d'une signature originale comme en dispose l'article R. 431-4 du code de justice administrative et n'était pas accompagnée de la décision attaquée conformément à l'article R. 412-1 du même code. En dépit de l'invitation à régulariser sa requête qui lui a été régulièrement adressée par un courrier recommandé avec accusé de réception le 18 décembre 2024, dont elle a accusé réception le 24 décembre 2024, Mme B n'a pas régularisé sa requête, dans le délai d'un mois qui lui était imparti pour ce faire, ni en tout état de cause à la date de la présente ordonnance, soit par la production d'un exemplaire original de sa requête signée, soit en utilisant le service " Télérecours citoyen ", ni transmis la décision attaquée ou justifié de l'impossibilité de la produire. Par suite, la requête de Mme B, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er: La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Besançon le 7 mars 2025.

La présidente de la 2ème chambre,

S. Grossrieder

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

N°2402337

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