LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2502098

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2502098

mercredi 15 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2502098
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une lettre de mise en demeure de payer adressée par le centre des finances publiques de Dole à Mme C..., pour un montant de 1 903 euros sous peine de majoration. La requête a été jugée irrecevable pour deux motifs : d'une part, la requérante n'a pas introduit de requête distincte en annulation contre l'acte de recouvrement contesté, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. D'autre part, elle n'a pas justifié avoir formé la réclamation préalable obligatoire prévue aux articles L. 281 et suivants du livre des procédures fiscales avant de saisir le juge.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2025 et des pièces complémentaires enregistrées le même jour, Mme B... C... D... demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la lettre de demande de régulariser sa situation en réglant une somme de 1 903 euros, sous peine d’une majoration de 10 % en application de l’article 1730 du code général des impôts, à la suite d’un rejet de prélèvement, qui lui a été adressée par le centre des finances publiques de Dole le 27 septembre 2025 ;

2°) d’enjoindre à l’administration de surseoir à toute mesure de recouvrement à son égard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme C... soutient que :

- L’urgence est caractérisée : le maintien de l’exécution de la décision attaquée entraine un préjudice financier immédiat, grave et irréversible pour elle compte tenu de ses ressources (1 500 euros/mois) et de ses charges (1 313 euros/mois) avec un reste à vivre de 187 euros par mois sans inclure l’eau, l’électricité, le téléphone et les impôts. La mise en recouvrement de 1 903 euros sous dix jours est matériellement impossible et mettrait son foyer en péril financier immédiat. De même, la menace de majoration constitue une pression directe et imminente.

- S’agissant de l’existence d’un doute sérieux : les décisions de refus de remise gracieuse des 2 septembre et 2 octobre 2025 sont entachées d’un défaut de motivation par rapport aux dispositions des articles L. 211-2 et 5 du code des relations entre le public et l’administration, d’erreur manifeste d’appréciation car l’administration n’a pas pris en compte sa situation financière réelle et d’une méconnaissance de l’article L. 247 du livre des procédures fiscales faute d’un examen individualisé de sa capacité contributive, en conséquence la lettre du 27 septembre 2025 qui est un acte de recouvrement et une mesure d’exécution directe des refus de remise gracieuse est illégale. De plus, en exigeant le règlement immédiat d’une somme de 1 903 euros sous peine de majoration, alors qu’un recours au fond est pendant, l’administration a commis une erreur manifeste d’appréciation des conséquences de la mise en recouvrement sur sa situation.

Vu les autres pièces du dossier, et notamment la requête n°2502067, par laquelle la requérante sollicite l’annulation de la décision du 2 octobre 2025 par laquelle la conciliatrice fiscale départementale du Jura a refusé sa demande de remise gracieuse au titre des revenus fonciers 2024 ;

Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme A... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est irrecevable. Enfin, il résulte de l’article R. 522-2 de ce code que le juge des référés n’est pas tenu d’adresser aux parties une invitation à régulariser leur requête avant d’en constater l’irrecevabilité.

2. D’une part, en l’espèce, il ne ressort d’aucune pièce du dossier que Mme C... D... aurait introduit devant le tribunal une requête distincte tendant à contester les effets de la lettre du 27 septembre 2025 qu’elle attaque dans le cadre du présent recours en indiquant qu’il s’agit « d’un acte de recouvrement » dont elle entend suspendre les effets. En effet, la requête n°2502067 dont elle se prévaut à l’occasion de l’introduction de ce référé suspension repose sur un fondement contentieux distinct, limité à la seule contestation de la décision du 2 octobre 2025 par laquelle la conciliatrice fiscale départementale du Jura a refusé sa demande de remise gracieuse au titre des revenus fonciers 2024. En application des dispositions précitées de l’article R. 522-1 du code de justice administrative, sa requête tendant à ce que le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, ordonne la suspension des effets du courrier du 27 septembre 2025, en tant qu’il constitue un acte de recouvrement, est ainsi irrecevable pour ce premier motif.

3. D’autre part, à supposer même que la requérante puisse être regardée, à travers sa contestation du courrier du 27 septembre 2025 qu’elle produit à l’appui du présent recours, comme présentant des conclusions à fin de suspension contre une décision de mise en recouvrement des impositions en litige, elle ne justifie pas avoir présenté la réclamation préalable obligatoire prévue par les articles L. 281, R. 281-1 et R. 281-4 du livre des procédures fiscales contre des actes de poursuite existants, et tendant à ce qu’elle soit déchargée de l’obligation de payer la somme de 1 903 euros qui lui est réclamée pour régulariser sa situation fiscale. Sa requête est dès lors également irrecevable pour ce second motif.

4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la demande de suspension présentée par Mme C... D..., ainsi que les autres conclusions de sa requête qui constituent l’accessoire de cette demande principale, en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E


Article 1er : La requête de Mme C... D... prise dans l’ensemble de ses conclusions est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... D....


Fait à Besançon, le 15 octobre 2025.


La juge des référés,





F. A...


La République mande et ordonne au ministre de l’économie et des finances en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière


2

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions