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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2502503

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2502503

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2502503
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon rejette l'opposition à une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime que la requérante, en n'ayant pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de la CAF, n'est pas recevable à contester le bien-fondé de la dette dans cette procédure. La décision s'appuie sur les articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et R. 222-1 du code de justice administratif.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2025, Mme A... B... doit être regardée comme formant opposition à la contrainte émise le 14 octobre 2025 par laquelle le directeur de la caisse d’allocations familiales (CAF) du Doubs lui réclame la somme de 4 668,69 euros pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité pour la période du 1er juin 2021 au 31 mai 2022 et du 1er juin 2022 au 28 février 2023 suite à la révision de ses ressources.

Mme B... soutient qu’elle ne savait pas que la pension de reversion devait être déclarée avec son salaire et qu’elle a manqué d’informations pendant une durée de deux ans.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

2. Aux termes de l’article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : « Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable (…) ».


3. Il résulte de ces dispositions qu’un recours contentieux tendant à l’annulation de la décision de la CAF ordonnant le reversement d’un indu de prime d’activité n’est recevable que si l’intéressé a préalablement exercé un recours administratif auprès de cet organisme dans les conditions qu’elles prévoient. En revanche, les dispositions relatives à l’opposition à une contrainte délivrée en vue de l’exécution d’une telle décision ne subordonnent pas l’exercice de cette voie de droit à l’exercice préalable du même recours administratif. Toutefois, le débiteur ne peut, à l’occasion de l’opposition, contester devant le juge administratif le bien-fondé de l’indu que s’il a exercé le recours administratif dans les conditions prévues par ces dispositions.

4. En l’espèce, il ne résulte pas de l’instruction, et il n’est pas allégué par Mme B..., qu’elle aurait formé à l’encontre de la décision lui notifiant l’indu, le recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions citées au point 3 de la présente ordonnance, tendant à contester auprès de la caisse le bien-fondé de l’indu de prime d’activité en litige. Il s’ensuit que Mme B... ne peut, dans le cadre de la présente instance, utilement remettre en cause le bien-fondé de l’indu mis à sa charge pour le recouvrement duquel a été émise la contrainte en litige. Il s’ensuit qu’elle n’est pas recevable à soutenir, à l’appui de sa requête en opposition, qu’elle a manqué d’informations sur les ressources à déclarer. Par suite sa requête en opposition, qui ne contient qu’un moyen inopérant, doit être rejetée en application du 7° précité de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Besançon le 6 mars 2026.


La présidente,


C. Schmerber


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier

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