Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Cette requête contestait le refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion (CMI) stationnement par le président du conseil départemental du Doubs. Le tribunal a constaté que la requête se bornait à transmettre un recours gracieux sans exposer de conclusions, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Le 20 novembre 2025, M. A... B... soumet au tribunal un courrier adressé à la maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Saône concernant une contestation de la décision du 17 octobre 2025 par laquelle le président du conseil départemental du Doubs a rejeté sa demande d’attribution d’une carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention stationnement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge (…) ».
2. La requête déposée par M. B... telle qu’enregistrée le 20 novembre 2025, prend la forme d’une simple transmission au tribunal administratif d’un recours gracieux adressé à la maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Saône. Cette requête se borne ainsi à l’envoi de ces documents sans comporter la moindre demande dont le requérant entendrait saisir la juridiction. Par suite, la requête présentée par M. B..., dépourvue de tout exposé des conclusions, ne satisfait pas ainsi aux exigences de l’article R. 411-1 précité du code de justice administrative, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Besançon le 27 novembre 2025.
La présidente,
C. Schmerber
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier