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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2600035

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2600035

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2600035
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge relève que la requérante se borne à contester la réalité de l'indu, un moyen inopérant dans le cadre d'un recours contre un refus de remise gracieuse, et qu'elle n'allègue aucun élément sur sa situation de précarité financière. La décision s'appuie sur les articles R. 845-3 du code de la sécurité sociale, relatif à la remise de l'indu, et R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 janvier 2026, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 4 décembre 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Haute-Saône a rejeté sa demande de remise de dette et a laissé à sa charge une somme de 219,30 euros relative à un trop-perçu de prime d’activité.

Mme A... soutient qu’elle n’a jamais perçu la prime d’activité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 845-3 du code de la sécurité sociale : « Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. (…). La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ».

3. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux de l’aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.

4. Pour contester la décision du 4 décembre 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Haute-Saône a rejeté sa demande de remise de dette au titre d’un trop-perçu, Mme A... se borne à soutenir qu’elle n’a jamais perçu la prime d’activité. D’une part, un tel moyen tiré du bien-fondé de l’indu est inopérant à l’appui d’un recours dirigé contre un refus de remise de dette. D’autre part, la requérante n’allègue pas être dans l’incapacité de rembourser sa dette. Ainsi, l’intéressée ne met pas le tribunal en mesure d’apprécier le respect de la condition tenant à la situation de précarité du débiteur, à supposer la condition de la bonne foi remplie. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête présentée par Mme A... en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Besançon le 27 mars 2026.


La présidente de la 2ème chambre,


S. Grossrieder


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier

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