LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2600203

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2600203

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2600203
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 janvier 2026 refusant une dérogation à l’interdiction de circulation des engins de déplacement personnel motorisés dans le centre historique de Besançon. Le juge a estimé que l’arrêté d’interdiction initial, pris pour la période du 1er septembre au 31 décembre 2025, était complètement exécuté, rendant la décision de refus de dérogation insusceptible d’exécution. L’arrêté de prolongation du 20 novembre 2025, distinct et fondé sur une base juridique différente, n’a pas été considéré comme lié à la décision contestée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2026, M. A... C... demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 20 janvier 2026 par laquelle la maire de la ville de Besançon a refusé de faire droit à sa demande de dérogation à l’arrêté municipal du 27 août 2025 portant interdiction, du 1er septembre au 31 décembre 2025, dans le cœur historique de Besançon, de la circulation des engins de déplacement personnels motorisés (trottinettes électriques, gyropodes, hoverboards et mono-roues électriques), jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d’enjoindre à la ville de Besançon de procéder au réexamen de sa situation dans un bref délai ;

3°) de mettre à la charge de la ville de Besançon la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C... soutient que :
- la maire de la ville de Besançon a pris le 20 novembre 2025 un arrêté prolongeant jusqu’au 31 décembre 2026 l’interdiction de la circulation des engins de déplacement personnels motorisés (trottinettes électriques, gyropodes, hoverboards et mono-roues électriques) dans le cœur historique de Besançon ;
- il est rémunéré exclusivement à la commission ; sa rémunération dépend du nombre de livraisons effectuées par heure ; l’interdiction de circuler l’empêche immédiatement de travailler et supprime toute recette quotidienne ; cette atteinte financière directe caractérise une urgence grave et immédiate au sens de la jurisprudence constante du conseil d’État ;
- la décision attaquée présente un doute sérieux quant à sa légalité dès lors qu’elle est entachée d’un défaut de motivation, d’une absence d’examen particulier de sa situation, de disproportion, de rupture d’égalité entre usagers de la voie publique et d’atteinte excessive à la liberté du commerce et du travail ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. B... en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. M. C... exerce une activité de livraison de repas pour la société « Uber Eats ». Par un arrêté du 27 août 2025, la maire de la ville de Besançon a interdit, à compter du 1er septembre 2025 et jusqu’au 31 décembre 2025, la circulation des engins de déplacement personnel motorisés (EDMP) de type trottinettes électriques, hoverboards, gyropodes, mono-roues électriques, sur les rues suivantes : Grande rue dans sa partie comprise entre la rue Claude Pouillet et la place du Huit Septembre, rue des Granges dans sa partie comprise entre la place de la Révolution et la rue de la République, rue Luc Breton, rue Battant dans sa partie comprise entre la place Jouffroy d’Abbans et la rue Champrond, place Pasteur, rue Pasteur et rue d’Anvers. Par un courrier électronique du 29 août 2025, M. C... a sollicité une dérogation à cette interdiction, afin de pouvoir utiliser sa trottinette électrique dans les rues et places précitées dans le cadre de son activité professionnelle. Par un courrier du 20 janvier 2026, la maire de la ville de Besançon a refusé de lui accorder cette dérogation. Par la présente requête, M. C... demande la suspension de l’exécution de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».

3. Les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne permettent au justiciable de demander la suspension d’une décision administrative qu’à la condition qu’une telle décision soit encore susceptible d’exécution. L’arrêté par lequel la maire de la ville de Besançon a interdit la circulation des engins de déplacement personnel motorisés (EDMP) sur une partie du centre-ville ayant été pris pour la période allant du 1er septembre 2025 au 31 décembre 2025, il a été complètement exécuté. Il en résulte qu’une décision refusant de faire droit à une demande de dérogation à cet arrêté n’est plus susceptible d’exécution depuis le 1er janvier 2026. Si M. C... fait valoir que la maire de la ville de Besançon a pris le 20 novembre 2025 un arrêté prolongeant jusqu’au 31 décembre 2026 l’interdiction de circulation précitée, cet arrêté, qui abroge un autre arrêté du 19 novembre 2025 et étend le périmètre de l’interdiction, ne présente pas de lien direct avec celui pris le 27 août 2025. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la décision contestée a été prise sur la base du seul arrêté du 27 août 2025 et non sur celle de l’arrêté du 20 novembre de la même année. Par suite, les conclusions à fin de suspension présentées contre la décision attaquée du 20 janvier 2026 par M. C... sont irrecevables.

4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de M. C... en toutes ses conclusions.


O R D O N N E


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....


Fait à Besançon, le 30 janvier 2026.



Le juge des référés,





A. B...


La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière





Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions