LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2600207

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2600207

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2600207
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur émise par l'agence de recouvrement des pensions alimentaires. Le juge a estimé que la contestation d'une telle mesure, visant au recouvrement d'une créance de pension alimentaire de nature privée, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2026, M. A... C... demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la saisie administrative à tiers détenteur décidée par l’agence de recouvrement et d’intermédiation financière des pensions alimentaires près la caisse d’allocations familiales de Besançon le 20 novembre 2025 et des mesures de recouvrement engagées ;

2°) d’ordonner toute mesure utile dans l’attente du jugement au fond.

M. C... soutient que :
la condition tenant à l’urgence est remplie dès lors que cette mesure entraîne une atteinte grave et immédiate à ses ressources, compromet l’équilibre de sa situation financière ainsi que sa capacité à assumer des charges essentielles, notamment celles résultant de l’exécution de décisions judiciaires relatives au maintien du lien avec son enfant ;
il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que l’administration avait connaissance de sa situation et est demeurée silencieuse ; les mesures de recouvrement sont disproportionnées .

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code civil ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal administratif a désigné M. B... en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Et aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».

2. M. C... demande au juge des référés d’ordonner la suspension de l’exécution de la saisie à tiers détenteur émise à son encontre le 20 novembre 2025 par l’agence de recouvrement et d’intermédiation financière des pensions alimentaires près la caisse d’allocations familiales de Besançon en vue du recouvrement d’une dette de pension alimentaire d’un montant de 4 206,88 euros.

3. La participation des organismes de sécurité sociale à la procédure d’intermédiation financière, en vue du versement des créances de pension alimentaire, en application de l’article 373-2-2 du code civil et dans les conditions et selon les modalités prévues au chapitre II du titre VIII du livre V du code de la sécurité sociale est sans incidence sur la nature privée de ces créances. Par suite, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître des contestations portant, tant sur leur bien-fondé, sur la régularité en la forme de l'acte de poursuite que constitue la saisie administrative à tiers détenteur, que sur l'obligation au paiement, le montant de la dette compte tenu des paiements effectués ou l'exigibilité de la somme réclamée. Il s’ensuit que la requête de M. C... ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de M. C... comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....

Fait à Besançon, le 30 janvier 2026.


Le juge des référés,




B...

La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière


Décisions similaires

TA83Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301720

01/07/2026

TA77Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517965

01/07/2026

TA77Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209847

01/07/2026

TA77Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302791

01/07/2026

← Retour aux décisions