LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2600397

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2600397

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2600397
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSELARL AJURISS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une sanction disciplinaire universitaire. Le requérant contestait un avertissement et l'annulation d'une unité d'enseignement pour suspicion de fraude, invoquant l'absence de rappel des règles et le défaut de preuve. Le juge a estimé que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence, et a appliqué les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 811-6 du code de l'éducation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 février 2026, M. A... B..., représenté par Me Haennig, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision de l’université Marie et Louis Pasteur - Section disciplinaire du conseil académique en date du 25 novembre 2025 lui infligeant la sanction de l’avertissement et prononçant l’annulation de la matière RA5.09 de l’UE 5.2, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l’université Marie et Louis Pasteur une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B... soutient que :

- étudiant inscrit en BUT 3 INFO parcours RACDV à l’IUT Nord Franche-Comté de l’université Marie et Louis Pasteur, il a passé un examen partiel le 22 octobre 2025 et l’établissement universitaire a retenu qu’il aurait utilisé son téléphone ;
- son téléphone a seulement émis un son alors qu’il n’était pas entre ses mains, ce qui a conduit à une suspicion de fraude alors qu’il incombe à l’établissement universitaire, qui n’avait pas rappelé en début de séance d’examen les règles d’utilisation ou de détention des téléphones, de démontrer la fraude ;
- la sanction étant applicable dès son prononcé, il en découle que le module annulé devra être repassé, ce qui implique un redoublement de l’année en cours, si tant est que l’établissement l’accepte, soit la perte d’une année universitaire rendant urgente une décision du juge des référés compte tenu des nécessités de son activité professionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mars 2026, l’université Marie et Louis Pasteur conclut au rejet de la requête, en soutenant qu’aucun des moyens soulevés n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la sanction infligée à M. B....

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 13 février 2026 sous le n°2600393 par laquelle M. B... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique qui s’est tenue le 6 mars 2026 en présence de Mme Chiappinelli, greffière, Mme C... a lu son rapport.


La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. M. A... B..., étudiant en 3ème année de BUT à l’institut universitaire de technologie Nord Franche-Comté de l’université Marie et Louis Pasteur a participé aux épreuves partielles de son cursus d’études, en particulier au partiel de la matière R5.09 le 22 octobre 2025 à 8 heures. La section disciplinaire du conseil académique de l’université a été saisie pour des faits de suspicion de fraude/tentative de fraude au cours de cet examen et M. B... s’est vu infliger, par décision du 25 novembre 2025 dont il demande au juge des référés de suspendre l’exécution, la sanction de l’avertissement assorti de l’annulation de l’UE 5.1 dans laquelle se trouve la matière R5.09 et l’annulation de la matière RA5.09 de l’UE 5.2.

2. Aux termes, d’une part, de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». D’autre part, aux termes de l’article L. 811-6 du code de l’éducation, « I.- Sont passibles d’une sanction disciplinaire tous faits constitutifs d’une faute disciplinaire, notamment : (…) 2° La fraude ou tentative de fraude (…) ».

3. Pour demander au juge des référés de suspendre l’exécution de la sanction qui lui a été infligée le 25 novembre 2025, M. B... soutient qu’aucune fraude n’est démontrée alors qu’il incombe à l’établissement universitaire de l’établir et que l’examinateur n’a pas rappelé en début d’épreuve les règles concernant la détention et/ou l’utilisation du téléphone.

4. En l’état de l’instruction, les moyens ainsi invoqués ne sont pas propres à créer un douté sérieux quant à la légalité de la décision en litige. Par suite, et sans qu’il y ait lieu d’examiner la condition d’urgence, la requête de M. B... est rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais du litige.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête n°2600397 de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A... B... et au président de l’université Marie et Louis Pasteur.


Fait à Besançon, le 6 mars 2026.


La présidente,
Juge des référés




C. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions