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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2600468

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2600468

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2600468
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. La requête contestait une décision de récupération d'un trop-perçu de RSA, mais n'était pas accompagnée de la décision du recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une invitation à régulariser. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qui impose ce recours préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 février 2026, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 12 janvier 2026 par laquelle la caisse d’allocations familiales du Territoire-de-Belfort lui réclame la somme de 10 228,59 euros au titre d’un trop-perçu de revenu de solidarité active.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. D’une part, aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». L’article R. 612-1 du même code prévoit que : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

3. D’autre part, aux termes de l’article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : « Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental ». En vertu de ces dispositions, la personne qui entend contester une décision relative au revenu de solidarité active doit, préalablement à tout recours devant la juridiction administrative, former un recours devant le président du conseil départemental qui dispose alors d’un délai de deux mois pour statuer sur ce recours et rendre sa décision, seule susceptible de recours devant le juge administratif.

4. Enfin, aux termes de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…) ».

5. Dans sa requête, Mme B... conteste le bien-fondé de sa dette d’un montant de 10 228,59 euros au titre du revenu de solidarité active. Le 25 février 2026, le greffe du tribunal a invité Mme B..., en application de l’article R. 612-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête au regard des dispositions combinées des articles R. 412-1 du même code et de l’article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Cette demande de régularisation, qui lui a été adressée le 25 février 2026 à 9h45 au moyen de l’application « télérecours citoyen », est réputée lui avoir été notifiée deux jours plus tard en application des dispositions de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative. Toutefois, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti et, en tout état de cause, à la date de la présente ordonnance, Mme B... n’a pas justifié avoir exercé le recours préalable mentionné au point 3, ni produit la décision prise sur ce recours préalable, ni justifié de l’impossibilité de produire cette décision. Ainsi, la requête de Mme B..., qui n’a pas été régularisée, est manifestement irrecevable et doit être rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Besançon le 7 avril 2026.


La présidente de la 2ème chambre,


S. Grossrieder


La République mande et ordonne au préfet du Territoire-de-Belfort, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier

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