LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2302596

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2302596

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2302596
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre
Avocat requérantCABINET ADAES AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... B..., agissant pour le compte de l'indivision B..., qui demandait la condamnation de la commune de Jonquières-Saint-Vincent à lui verser 5 400 euros en réparation du préjudice résultant d'une obligation de débroussaillement qu'il estimait illégale. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour M. B... de justifier d'un mandat exprès des autres co-indivisaires pour agir en justice, un tel acte étant qualifié d'acte d'administration nécessitant un mandat tacite ou exprès au sens des articles 815-2 et 815-3 du code civil. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen du fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 juillet 2023 et 12 novembre 2024, M. C... B..., indiquant représenter l’indivision B..., représenté par ADAES Avocats, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Jonquières-Saint-Vincent à verser à l’indivision B... une somme de 5 400 euros en réparation du préjudice financier subi ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Jonquières-Saint-Vincent la somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la commune a commis une faute en obligeant l’indivision, par courrier daté du 21 avril 2022, à débroussailler les parcelles cadastrées section AM nos 379 et 380, alors que ces terrains ne sont pas soumis à l’obligation de débroussaillement au sens des dispositions de l’article L. 134-6 du code forestier ;
- l’indivision B... a subi un préjudice d’un montant de 5 400 euros lié à l’intervention d’une société d’entretien des espaces verts pour effectuer ce débroussaillement ;
- aucune cause exonératoire de responsabilité invoquée par la commune ne peut être retenue.



Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2024, la commune de Jonquières-Saint-Vincent, représentée par l’AARPI AD&M, conclut au rejet de la requête et de mettre à la charge de M. B... et à l’indivision B... une somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable, M. B... n’ayant pas qualité pour agir en lieu et place de l’indivision B... ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité de la commune ne peut être engagée, le courrier n’obligeant pas l’indivision à procéder à un tel débroussaillement et l’indivision n’ayant pas réalisé les diligences lui permettant de connaitre ses droits ;
- la faute de la victime est totalement exonératoire de la responsabilité de la commune ;
- le requérant ne peut demander la condamnation de la commune à la somme de 5 400 euros, la facture ayant été réglée par l’indivision B....


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Hoenen,
- les conclusions de M. Baccati, rapporteur public,
- et les observations de Me Mahistre, représentant la commune de Jonquières-Saint-Vincent.

Considérant ce qui suit :

1. L’indivision B... est propriétaire de deux terrains, parcelles cadastrées section AM nos 379 et 380 sur la commune de Jonquières-Saint-Vincent. Par un courrier daté du 21 avril 2022, le maire de la commune de Jonquières-Saint-Vincent a informé l’indivision de l’obligation de débroussaillement concernant ces deux parcelles. Entendant représenter l’indivision B..., M. C... B... a formé, par un courrier du 11 avril 2023, une demande indemnitaire préalable auprès du maire de Jonquières-Saint-Vincent, en raison du préjudice qu’elle estime avoir subi du fait de cette obligation illégale de débroussaillement qui l’a amené à payer une société pour procéder à cette opération. Par un courrier du 19 mai 2023, le maire de Jonquières-Saint-Vincent a expressément rejeté cette demande.

2. Aux termes de l’article 815-2 du code civil : « Tout indivisaire peut prendre les mesures nécessaires à la conservation des biens indivis même si elles ne présentent pas un caractère d'urgence. Il peut employer à cet effet les fonds de l'indivision détenus par lui et il est réputé en avoir la libre disposition à l'égard des tiers. A défaut de fonds de l'indivision, il peut obliger ses coïndivisaires à faire avec lui les dépenses nécessaires (…) ». Aux termes de l’article 815-3 du même code : « Le ou les indivisaires titulaires d'au moins deux tiers des droits indivis peuvent, à cette majorité : 1° Effectuer les actes d'administration relatifs aux biens indivis ; 2° Donner à l'un ou plusieurs des indivisaires ou à un tiers un mandat général d'administration ; 3° Vendre les meubles indivis pour payer les dettes et charges de l'indivision ; 4° Conclure et renouveler les baux autres que ceux portant sur un immeuble à usage agricole, commercial, industriel ou artisanal. Ils sont tenus d'en informer les autres indivisaires. A défaut, les décisions prises sont inopposables à ces derniers. Toutefois, le consentement de tous les indivisaires est requis pour effectuer tout acte qui ne ressortit pas à l'exploitation normale des biens indivis et pour effectuer tout acte de disposition autre que ceux visés au 3°. Si un indivisaire prend en main la gestion des biens indivis, au su des autres et néanmoins sans opposition de leur part, il est censé avoir reçu un mandat tacite, couvrant les actes d'administration mais non les actes de disposition ni la conclusion ou le renouvellement des baux. ».

3. Il est constant que les parcelles litigieuses appartiennent en indivision à M. C... B... et à quatre autres co-indivisaires. La requête a été introduite par M. C... B... au nom de l’indivision B... et tend à l’indemnisation du préjudice subi par l’indivision en raison d’une obligation de débroussaillement illégalement imposée, en dehors de toute atteinte aux biens. Une action en justice est un acte d’administration or il ne ressort d’aucune pièce du dossier que les autres membres de l’indivision aient donné expressément mandat à M. B... pour agir au nom de l’indivision. De plus, il résulte de l’instruction que l’adresse de l’indivision à laquelle les courriers la concernant sont adressés au 16, rue de Beaucaire à Jonquières-Saint-Vincent, au domicile de Mme A... B... et non chez M. C... B.... Enfin, aucune autre pièce du dossier ne permet d’établir que M. C... B... gère les biens indivis. Dans ces conditions, le requérant n’est pas fondé à soutenir qu’il a pris en main la gestion de ces terrains indivis et avait un mandat tacite au sens des dispositions précitées. Par suite, en l’absence de preuve de mandat donné à M. B... par les autres coindivisaires de l’indivision B..., la fin de non-recevoir opposée par la commune de Jonquières-Saint-Vincent, tirée du défaut de capacité à agir de M. C... B..., doit être accueillie. La requête est irrecevable et doit être rejetée.

4. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de laisser à chaque partie la charge de ses frais d’instance et de rejeter leurs conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Jonquières-Saint-Vincent présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B... et à la commune de Jonquières-Saint-Vincent.


Délibéré après l'audience du 23 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Peretti, président,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Hoenen, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2026.

La rapporteure,




A-S. HOENEN


Le président,




P. PERETTI



Le greffier,




D. BERTHOD


La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions