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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2402996

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2402996

jeudi 27 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2402996
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C contestant l’arrêté du préfet du Gard du 15 juillet 2024 refusant le regroupement familial pour son épouse. Le requérant soutenait disposer de ressources suffisantes au sens des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé que ce moyen n’était assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien, notamment car les attestations de soutien financier de ses enfants étaient irrégulières et postérieures à la demande. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2024, M. A C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 15 juillet 2024 par lequel le préfet du Gard a rejeté la demande de regroupement familial présentée au bénéfice de son épouse, Mme B D.

Il soutient que ses ressources lui permettent de remplir les conditions fixées par l'article L. 434-7, 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. Au soutien de l'unique moyen qu'il invoque, tiré de ce qu'il disposerait de ressources suffisantes au sens des dispositions combinées des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C affirme qu'une fois en France, son épouse pourra chercher un emploi et disposer de revenus propres et qu'il bénéficie " aujourd'hui " du soutien de ses enfants, en produisant trois attestations de ces derniers, non établies dans les formes légales permettant d'en garantir l'authenticité et d'en identifier l'auteur, s'engageant à lui verser mensuellement une somme, dont deux d'entre elles précisent, en outre, que son versement n'a débuté que postérieurement à la demande de regroupement familial, un mois avant la décision en litige. Au regard de ces éléments, le moyen unique invoqué n'apparait assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

3. Il résulte de tout ce qui précède que le délai de recours contentieux étant expiré et en l'absence de mémoire complémentaire annoncé, il y a lieu, par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C

Copie en sera adressée au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 27 mars 2025.

Le président,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

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