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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2404796

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2404796

mercredi 2 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2404796
TypeOrdonnance
Avocat requérantCAGNON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Cagnon, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions par lesquelles le préfet du Gard a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour le 16 avril 2024 et de lui délivrer un titre de séjour, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux formé le 31 juillet 2024 ;

2°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification du jugement à intervenir, une carte de séjour portant la mention " réfugié " ou " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans un délai de quinze jours à compter de cette même notification ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans un délai de huit jours à compter de ladite notification, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à Me Cagnon, qui s'engage dans ce cas à ne pas percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire enregistré le 21 mars 2025, M. A déclare se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et maintenir celles présentées au titre des frais liés à l'instance.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou à la charge des dépens ; ".

2. Par le mémoire enregistré le 21 mars 2025, M. A indique que le préfet du Gard a fait droit à sa demande de délivrance de titre de séjour et déclare se désister de l'ensemble des conclusions de sa requête à l'exception de celles relatives aux frais liés à l'instance. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dès lors, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le paiement d'une somme de 500 euros à Me Cagnon, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A de ses conclusions présentées aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 500 euros à Me Cagnon, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Grégory Cagnon et au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 2 avril 2025.

Le président,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

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