LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2500305

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2500305

mardi 1 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2500305
TypeDécision
Formation1ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Lozère du 22 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés, faute pour le requérant de justifier de risques personnels en cas de retour ou de liens familiaux stables en France. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Beral, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de la Lozère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en déterminant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de trois ans.

Il soutient que :

- le préfet de la Lozère n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- l'arrêté méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'arrêté méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il ne représente pas une menace pour l'ordre public.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 février 2025, le préfet de la Lozère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Les parties n'étant ni présentes, ni représentées, a été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Pumo.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant bangladais né le 26 novembre 1999, déclare être entré en France le 3 septembre 2023. Sa demande d'asile, présentée le 5 octobre 2023, a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et des apatrides le 26 janvier 2024, cette décision ayant été confirmée par la cour national du droit d'asile le 21 juin 2024. A la suite d'un contrôle réalisé le 17 décembre 2024 par les services de la police aux frontières et au cours duquel il a été pris en situation de travail illégal, l'intéressé a été placé en retenue administrative. Par un arrêté du 22 janvier 2025, le préfet de la Lozère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en déterminant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de trois ans. Par la présente requête, M. A demande l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Il ressort de la motivation de l'arrêté attaqué, qui mentionne notamment que M. A détient un passeport en cours de validité, qu'il est célibataire et qu'il ne fait état d'aucune circonstance humanitaire, que le préfet de Lozère a procédé à un examen particulier de la situation de M. A.

3. En vertu de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

4. En se bornant à déclarer sans en justifier être dans une situation de précarité et d'insécurité totales, M. A ne fait état d'aucun élément de nature à démontrer qu'il risquerait d'être exposé à des peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

6. Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

7. Si M. A, qui déclare être entré en France le 23 septembre 2023, soutient qu'il est dépourvu d'attaches familiales au Bangladesh, il ressort des pièces du dossier qu'il est célibataire, sans charge de famille et qu'aucun membre de sa famille ne réside en France. En outre, le contrat de travail à durée indéterminée et les bulletins de paie qu'il verse aux débats ne sauraient être regardés comme contribuant à justifier l'établissement du centre de ses intérêts privés sur le territoire dès lors que cette activité a été exercée illégalement. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. Enfin, selon les motifs de l'arrêté contesté, le préfet de la Lozère n'a pas considéré que le requérant représente une menace pour l'ordre public. L'arrêté n'est donc pas entaché d'erreur d'appréciation sur ce point.

9. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à contester la légalité de l'arrêté du 27 janvier 2025. Par suite, les conclusions qu'il présente à fin d'annulation doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Lozère.

Délibéré après l'audience du 18 mars 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Boyer, présidente,

Mme Lahmar, conseillère,

M. Pumo, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er avril 2025.

Le rapporteur,

J. PUMO

La présidente,

C. BOYER

La greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512959

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour de travailleur saisonnier et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté est régulier, suffisamment motivé et ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation, en relevant que la carte de séjour sollicitée est soumise à des conditions spécifiques, notamment le maintien de la résidence habituelle hors de France, prévues à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'autres dispositions du CESEDA sont également écartés.

02/04/2026

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513014

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de l'Isère, considérant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée sous deux mois.

02/04/2026

TA38Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200418

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.

02/04/2026

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203658

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société DNB Promotion, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire et l'injonction de le délivrer. La juridiction a jugé recevable le recours mais a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier agissant en vertu d'une délégation régulière. L'examen des autres moyens, notamment ceux relatifs aux conditions d'accès au projet (article 8.1 du PLUi) et à la voirie (article R. 111-2 du code de l'urbanisme), n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.

02/04/2026

← Retour aux décisions