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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2501250

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2501250

mardi 1 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2501250
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d’accélérer la délivrance de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, M. A bénéficiant d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 24 avril 2025, lui permettant de conserver ses droits, notamment professionnels. Il a également rappelé que le juge des référés ne peut ni enjoindre la délivrance d’un titre de séjour, mesure non provisoire, ni se substituer à l’administration. La requête a donc été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 mars 2025, M. B A, doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative de prendre toute mesure pour accélérer la délivrance de son titre de séjour.

Il soutient que le retard dans la délivrance de son titre de séjour entraîne la perte de son emploi et le prive d'indemnité chômage.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Saisi sur le fondement de ces dispositions d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

2. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. () ".

3. En l'espèce, il ressort des pièces produites que M. A bénéficie d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour valable jusqu'au 24 avril 2025 laquelle justifie le maintien de l'ensemble des droits ouverts à raison du titre de séjour précédemment détenu et précise que si ce titre permettait d'exercer une activité professionnelle, celle-ci peut se poursuivre pendant la durée de validité de cette attestation. Ainsi et à supposer même que M. A remplisse les autres conditions posées à l'article L.521-3 précité du code de justice administrative, il ne peut, en tout état de cause, être regardé comme remplissant la condition d'urgence posée à cet article. En outre la demande présentée au juge du référé de prendre toute mesure pour accélérer la délivrance de son titre de séjour ne ressortit pas à la compétence de ce dernier dont l'office ne permet ni d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour en raison de l'absence de caractère provisoire d'une telle mesure, ni de statuer sur la demande du requérant en lieu et place de l'administration, une telle demande relevant d'une demande gracieuse. Par suite, les conclusions présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées.

4. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. A.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nîmes, le 1er avril 2025.

La juge des référés,

C. BOYER

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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