Revenu de solidarité active (RSA) – Tribunal administratif de Nîmes – Rejet de la requête pour insuffisance de motivation. Le tribunal a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du département de Vaucluse mettant fin à ses droits au RSA, faute pour le requérant d’avoir fourni des précisions ou justificatifs suffisants après une demande de régularisation. La solution est fondée sur le 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, combiné à l’article R. 772-6.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 octobre 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 2 octobre 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a confirmé, sur son recours administratif préalable, la décision mettant fin à ses droits au revenu de solidarité active.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ». Aux termes de l’article R. 772-6 du même code, applicable en matière de contentieux sociaux : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ».
2. A l’appui de sa requête tendant à l’annulation de la décision du 2 octobre 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a mis fin à ses droits au revenu de solidarité active, intervenue au motif que le requérant n’avait pas fourni l’intégralité des documents sollicités par courrier du 20 août 2025, M. A... se borne à soutenir qu’il a bien fourni de nombreux documents dans le cadre de l’instruction de sa demande de revenu de solidarité active. Toutefois, M. A... ne fournit aucune précision ni aucun justificatif permettant d’établir l’exactitude de cette allégation. Le requérant invoque également la précarité de sa situation financière. Un tel moyen est toutefois inopérant dans le cadre de la contestation du bien-fondé de la décision ayant mis fin à ses droits au revenu de solidarité active en raison de l’incomplétude de son dossier. En dépit de la demande de régularisation, accompagnée d’un formulaire mis à la disposition du requérant par la juridiction administrative et contenant l'ensemble des informations requises mentionnées au premier alinéa de l’article R. 772-6 du code de justice administrative, qui lui a été adressée le 8 octobre 2025 au moyen de l’application « Télérecours citoyens », M. A... n’a produit, à l’expiration du délai qui lui était imparti, aucun élément de nature à compléter la motivation de sa demande et à établir la méconnaissance de ses droits.
3. Par suite, la requête de M. A..., qui ne comporte qu’un moyen non assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé et un moyen inopérant, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A.... Copie en sera adressée au département de Vaucluse.
Fait à Nîmes, le 12 février 2026.
Le président,
Christophe Ciréfice
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui la concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
1
2