LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2202864

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2202864

jeudi 22 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2202864
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL PLAIS-THOMAS SALVA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mai 2022, M. E B et Mme D F épouse B, représentés par la Selarl Plais-Thomas Salva, aux écritures de Me Salva, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner une expertise portant sur les désordres qui affectent l'immeuble cadastré section A n° 231 et 818 dont ils sont propriétaires, situé sur la commune d'Aulos (09310) ;

2°) de dire que l'expert devra déposer un pré-rapport afin de permettre aux parties de faire valoir leurs observations ;

3°) de dire que l'expert pourra s'adjoindre tout spécialiste de son choix.

Ils soutiennent que :

- ayant acquis le 18 octobre 2011 une maison à usage d'habitation avec terrain attenant sur la commune d'Aulos, cette dernière confrontant un parking, ils ont élu domicile dans la maison après avoir réalisé des travaux de réhabilitation, sachant que les travaux se sont poursuivis encore plusieurs années, notamment concernant la pièce principale où la présence de quelques traces d'humidité a conduit à la réalisation de deux drains en intérieur par un professionnel, étant précisé que depuis environ trois ans ils ont pu constater, de manière récurrente, la présence de flaques d'eau dans leur salon arrivant jusqu'à la cuisine en cas de gros orages, entraînant décollement de carrelages, apparition de fissures murales et dégradation des pieds de murs ;

- les tentatives de rapprochement avec la mairie s'étant révélées vaines, ils ont saisi leur assureur qui a missionné un expert, lequel a constaté que les murs concernés sont ceux du salon et de la cuisine qui sont pour partie enterrés et qu'il s'agit d'anciens murs en pierre ne disposant pas de barrière étanche, ni de revêtements d'étanchéité de surface, étant précisé qu'ils ont expliqué à l'expert que lors de la réalisation du parking, aucun système d'étanchéité ou de drainage n'a été réalisé par la commune alors que les murs de leur habitation concernés par lesdits travaux se sont retrouvés encore plus enterrés par la surélévation du sol consécutives aux travaux, sachant, de plus, qu'il ne leur a pas été possible de mettre en place un système de collecte et d'évacuation des eaux de pluie tombant sur la toiture de leur habitation parce qu'il n'existe pas de collecteur communal à proximité et qu'après avis pris auprès du service sécurité des routes du département, le déversement de l'eau sur le sol est susceptible de créer des risques en matière de sécurité, raison pour laquelle l'eau de pluie tombe en pied de mur ;

- l'expert indiquant que la responsabilité de la commune peut être recherchée pour partie du fait des travaux de surélévation du parking, ils sont fondés, dans ces conditions et alors qu'aucune suite n'a été donnée à leur courrier du 22 septembre 2021, à solliciter l'organisation d'une mesure d'expertise judiciaire afin de déterminer l'origine des dommages subis par leur immeuble et le coût des travaux de remise en état.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2022, la commune d'Aulos-Sinsat, représentée par la Selas Clamens Conseil, aux écritures de Me Clamens, sollicite qu'il soit donné acte de ses réserves expresses et de ses protestations sur la mesure d'expertise sollicitée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision en date du 1er septembre 2021 par laquelle la présidente du Tribunal administratif a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la mesure d'expertise sollicitée :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission. ().

2. La prescription d'une mesure d'expertise en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge de référés, saisi d'une demande d'expertise dans le cadre d'une action en responsabilité du fait des conséquences dommageables d'un litige relatif à l'exécution de travaux publics, d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.

3. M. E B et Mme D F épouse B sollicitent une mesure d'expertise aux fins de déterminer l'origine des désordres subis par l'immeuble dont ils sont propriétaires, cadastré section A n° 231 et 818, sis à Aulos (09310). Cette mesure entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et présente un caractère utile. Il y a lieu, par suite, d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

Sur le dépôt d'un pré-rapport :

4. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il suit de là que les conclusions des requérants tendant à ce que l'expert communique un pré-rapport aux parties ne peuvent qu'être rejetées.

Sur le concours d'un sapiteur :

5. Il ressort des dispositions de l'article R. 621-2 alinéa 2 du code de justice administrative qu'il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité de faire appel à un sapiteur et que l'autorisation d'y recourir est subordonnée à l'autorisation du président du tribunal. Par suite, les conclusions des requérants tendant à ce que le juge des référés dise que l'expert devra se faire assister d'un spécialiste de son choix ne peuvent qu'être rejetées.

ORDONNE :

Article 1er : M. C G, demeurant 4 rue de la Gare à Les Cabannes (09310), est désigné comme expert avec pour mission :

- de se rendre sur les lieux, immeuble cadastré section A n° 231 et 818, sis à Aulos (09310), propriété de M. E B et Mme D F épouse B ;

- de procéder à la constatation et au relevé précis et détaillé des désordres dont se plaignent M. E B et Mme D F épouse B, en indiquant leur date d'apparition ;

- de rechercher l'origine et les causes de ces désordres et de fournir toutes indications permettant d'en apprécier l'imputabilité respective et, dans le cas de causes multiples, d'évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ;

- d'indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle au regard des désordres allégués et d'en chiffrer le coût ;

- de fournir, plus généralement, tous éléments propres à permettre d'apprécier et chiffrer les préjudices de toute nature allégués par les requérants et résultant de ces désordres ;

- d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes constatations utiles de nature à éclairer le tribunal.

L'expert disposera des pouvoirs d'investigations les plus étendus. Il pourra entendre tout sachant, se faire communiquer tous documents et renseignements et faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission.

Article 2 : L'expert, qui pourra déposer un pré-rapport s'il le juge utile, accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : L'expertise aura lieu en présence de M. E B, de Mme D F épouse B et de la commune d'Aulos-Sinsat ou de leurs représentants.

Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.

Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 8 : Le surplus des conclusions des requérants est rejeté.

Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E B, à Mme D F épouse B, à la commune d'Aulos-Sinsat et à M. C G, expert.

Fait à Toulouse, le 22 septembre 202 Le vice-président, juge des référés,

David A

La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

Le greffier en chef,

Décisions similaires

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 507200

**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 506535

Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 504834

Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 508061

08/04/2026

← Retour aux décisions