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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2302354

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2302354

mardi 21 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2302354
TypeDécision
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantGUEYE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 avril 2023, M. D A, représenté par Me Gueye, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 février 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour d'un an ;

2°) d'annuler son signalement dans le fichier du système d'informations Schengen ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour conformément aux dispositions de l'article L. 512-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de lui délivrer une carte de séjour temporaire, dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) à défaut, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de la décision de refus de séjour :

- la décision attaquée est signée par une autorité incompétente ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'erreurs de fait ;

- elle viole les stipulations de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est dépourvue de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- elle est signée par une autorité incompétente ;

- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour :

- la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;

- elle méconnait les articles L. 612-6 à L. 612-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;

- elle méconnait son droit d'asile ;

- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juillet 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Héry a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien né le 22 février 1998, est entré en France selon ses déclarations le 27 janvier 2017. Sa demande d'asile formée le 18 janvier 2018 a été rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 14 janvier 2021. Par arrêté du 26 mars 2021, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. M. A a sollicité le 25 avril 2022 son admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale et en qualité de salarié. Par sa requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 16 février 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, par arrêté réglementaire du 6 avril 2022 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2022-137, et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme C B, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer, en matière de police des étrangers, les décisions de refus de séjour à quelque titre que ce soit, les décisions d'éloignement ainsi que les décisions les assortissant. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. () ".

4. La décision de refus de séjour attaquée comporte, outre la signature de son auteur, la mention, en caractères lisibles du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la signature de cette décision, qui a pu légalement être apposée à l'aide d'un tampon humide, ne correspondrait pas à la signature originale de son auteur. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent./ A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En application des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "

6. La décision de refus de séjour attaquée comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A. Le préfet, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments de la situation du requérant, a ainsi suffisamment motivé cette décision.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes les professions et toutes les régions, renouvelable et portant la mention "salarié" () ". Aux termes de l'article 9 de cet accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français (), les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".

8. Si l'accord franco-algérien ne prévoit pas de modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui déclare être entré en France le 27 janvier 2017, a conclu le 3 mars 2022 avec la société Barbershop Ben Dib un contrat de travail à durée indéterminée à temps complet pour un emploi de coiffeur, le même employeur lui ayant fourni une promesse d'embauche le 4 avril 2022. Le 6 juin 2017, le centre de la formation professionnelle et de l'apprentissage d'El Marsa, en Algérie, lui a délivré un certificat de formation mentionnant qu'il a suivi un stage dans la spécialité de " coiffure hommes " du 28 février au 10 novembre 2016, ce contrat d'apprentissage étant résilié le 10 novembre 2016. M. A justifie avoir été employé en tant que coiffeur à temps complet d'octobre 2019 à juin 2020, puis avoir ensuite conclu un contrat de travail à durée déterminée en qualité de coiffeur du 15 septembre au 31 décembre 2020, à raison de 43 heures par mois. Toutefois, outre que comme l'a mentionné le préfet dans la décision attaquée sans commettre à cet égard d'erreur de fait, l'expérience professionnelle de M. A, d'un peu plus d'un an avant la conclusion de son contrat à durée indéterminée, ne revêt pas un caractère significatif, les circonstances dont il se prévaut, tirées de sa formation et de son expérience professionnelle, ne constituent pas un motif exceptionnel de nature à justifier son admission au séjour à titre dérogatoire. En outre, si le requérant fait état de difficultés de recrutement sur l'emploi de coiffeur, ce dernier ne justifie d'aucun motif qui l'empêcherait de retourner en Algérie, où il a vécu la majeure partie de sa vie et où vivent notamment ses parents, le temps de solliciter la délivrance d'un visa de long séjour lui permettant d'occuper l'emploi en cause. Dès lors, en refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A en qualité de salarié, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

11. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France selon ses déclarations le 27 janvier 2017. Il est célibataire et sans charge de famille. S'il se prévaut de la présence sur le territoire français de son oncle et de sa tante, il ne justifie pas, par la seule production d'une attestation d'hébergement du 3 novembre 2021, de l'intensité des liens avec ces derniers. Il ne peut pas non plus utilement se prévaloir de la présence en France de son frère, en situation irrégulière. Enfin, M. A n'établit pas être isolé en Algérie, où il a vécu la majeure partie de sa vie et où vivent ses parents. Ainsi, eu égard à la durée et aux conditions de séjour en France de l'intéressé, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas, en refusant de lui délivrer un titre de séjour et en l'obligeant à quitter le territoire français, porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale. Il n'a pas non plus, pour les mêmes motifs, entaché la décision de refus de séjour attaquée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

12. En sixième lieu, aucun moyen de la requête dirigé contre la décision de refus de séjour n'étant accueilli, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision obligeant M. A à quitter le territoire français, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour, doit être écarté.

13. En septième lieu, pour les motifs énoncés précédemment, la décision obligeant M. A à quitter le territoire français n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.

14. En huitième lieu, les moyens de la requête dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français étant écartés, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision fixant le pays de renvoi et de celle portant interdiction de retour, par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

15. En neuvième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de quitter le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français / Il en est de même pour l'édiction de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ". L'article L. 613-2 du même code dispose : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. "

16. Il ressort de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères que ces dispositions énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.

17. En l'espèce, la décision portant interdiction de retour, qui vise les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que M. A déclare être entré en France le 27 janvier 2017, qu'il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement en mars 2021 non exécutée, que la nature et l'ancienneté de ses liens ne sont pas établis en France, qu'il est célibataire et sans charge de famille, qu'il n'a bénéficié d'un droit au séjour en France qu'à titre précaire et temporaire le temps de l'instruction de sa demande d'asile définitivement rejetée et qu'il ne représente pas une menace à l'ordre public. Ainsi, le préfet de la Haute-Garonne, qui a suffisamment motivé cette décision au regard des critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas méconnu les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

18. En dixième lieu, si M. A, qui a pu au demeurant solliciter l'asile et se maintenir en France le temps de l'instruction de sa demande, soutient que la décision portant interdiction de retour méconnait le droit d'asile, il n'assortit en tout état de cause ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.

19. En onzième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, M. A ne justifie pas de l'ancienneté et de l'intensité des liens privés et familiaux en France dont il se prévaut. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour, dont il peut au demeurant solliciter l'abrogation une fois de retour dans son pays d'origine, violerait les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

20. En douzième lieu, pour l'ensemble des motifs énoncés précédemment, le moyen soulevé à l'encontre de la décision portant interdiction de retour et tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de M. A doit être écarté.

21. En treizième et dernier lieu, si M. A demande l'annulation de la décision portant inscription dans le fichier du système d'informations Schengen, il n'assortit ces conclusions d'aucun moyen. Dès lors, celles-ci doivent être rejetées.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 16 février 2023 doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

23. Les conclusions à fin d'annulation de M. A étant rejetées, ses conclusions susvisées aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

24. Les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Gueye et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Héry, présidente,

Mme Sarraute, première conseillère,

Mme Douteaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.

La présidente-rapporteure,

F. HÉRY

L'assesseure la plus ancienne,

N. SARRAUTE

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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