jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2404266 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL PHELIP & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, successivement enregistrés les 27 juin, 9 août, 26 septembre, 9 octobre, 18 octobre et 26 novembre 2024, ces trois derniers n'ayant pas été communiqués, M. B C doit être regardé comme demandant au tribunal de condamner la commune de Castanet-Tolosan à la réparation des préjudices subis par Mme A C.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2024, la commune de Castanet-Tolosan, représentée par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".
2. La requête présentée par M. C tend à la condamnation de la commune de Castanet-Tolosan pour défaut d'entretien normal de la voie publique en raison de la chute de son épouse, Mme A C, causée par la surélévation d'une hauteur de 1.5 cm d'une structure en béton, non-signalée, occasionnant la luxation de son épaule droite, le 23 juin 2024. Toutefois, M. C, qui se prévaut de sa qualité d'époux, n'établit ni n'allègue être le représentant légal de Mme A C dont il n'est pas établi ni même allégué qu'elle serait dépourvue de la capacité à agir, sa cécité ne la privant pas de la capacité d'ester en justice. Seule cette dernière est susceptible de justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir concernant la réparation de ses préjudices propres, seuls évoqués par la requête. Par suite, la requête de M. C, dépourvu d'intérêt à agir, est donc entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions présentées par la commune de Castanet-Tolosan en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C la somme sollicitée par la commune de Castanet-Tolosan au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Castanet-Tolosan en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à la commune de Castanet-Tolosan.
Fait à Toulouse, le 12 décembre 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
C. VISEUR-FERRÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301720
01/07/2026
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